Publié le 19 Mars 2019
Publié le 19 Mars 2019
Publié le 18 Mars 2019
Depuis le mois de février le ramassage des encombrants s’effectue de la même façon sur l'île du Levant que sur l'ensemble de la commune d'Hyères.
Les personnes ayant des encombrants devront appeler
le n°vert 0 800 710 640
et donner la liste des objets à ramasser. Un agent Veolia validera votre demande ou vous donnera si nécessaire la raison du refus de ramassage.
Les jours de ramassage restent inchangés :
le 1er mercredi du mois du 1er oct au 31 mai
les 1er et 3ème mercredis du mois du 1er juin au 30 sept
L'agent sur l'île aura la liste validée par Veolia et optimisera ainsi sa tournée. Le but est d'éviter au camion de faire inutilement une tournée complète sur l'île.
Quelques règles simples de bon sens et de respect du Domaine :
- Sortir ses encombrants la veille du ramassage ; si vous ne pouvez être présents ce jour-là, demandez à un voisin ou à une personne de confiance de les sortir pour vous.
- Les gravats de chantiers ne sont pas des encombrants et ne seront pas collectés. Ils resteront sur les corniches, ce qui est un bien triste spectacle pour les habitants du Domaine. Il y a une benne dédiée sur la zone de déchets pour les gravats des particuliers (et non pour les entreprises de maçonnerie qui doivent prendre à leur charge l’évacuation des déchets de leurs chantiers).
- Les big bags remplis d’objets hétéroclites ne sont pas non plus des encombrants, et resteront également sur les corniches.
Nous sommes tous responsables de la propreté et de l’image du Domaine.
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LE GUIDE DU TRI SUR L'ÎLE DU LEVANT - île du levant - domaine naturiste d'héliopolis, cité du soleil
AVANT-PREMIERE EN COURS D'IMPRESSION AVANT DISTRIBUTION
Publié le 18 Mars 2019
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Semaine 11 de 2019
Température maximum : 19,4 °C le 15 mars à 15:15
Température minimum : 7,1 °C le 12 mars à 07:00
Pluie : 0,0 mm
Pluviométrie annuelle : 37,4 mm
Rafale maxi :
70,8 km/h le 13 mars direction dominante WNW
Détails ci-dessous
Publié le 18 Mars 2019
Publié le 17 Mars 2019
Publié le 17 Mars 2019
Publié le 16 Mars 2019
Inédit

Extraits de l'un des trois carnets manuscrits de 1936, Fila I
rédigés par Auguste PIGUET, confiés par Pierre-André Reymond, son petit-fils.
Dans le texte , j'ai ajouté des précisions en italique.
Mardi 26/5/1936
Avons frété le Laisso Dire pour aller de l’Avis à Port Cros. C’est Loulou qui nous conduit. Un jeune étudiant arrive en retard et ne peut embarquer.
Il y a Mlle D’Escadillas, blonde factice propriétaire de la villa la Pitchounette, sa sœur noiraude et corpulente, l’une et l’autre parisienne ou établis à Paris / Mme Lasalle, qui ressemble fort à Louise épicière d’Héliopolis, dont le fils fait le camionnage dès le Grand Avis, vient aussi de Paris et malgré son âge porte le short / Mis Suzy, en slip et soutien-gorge, blonde naturelle, originaire des Ardennes, a vécu à Bienne, tenancière de la Cantine / Une grosse dame rhumatisante amie des d’Escadillas / M. H. Golay, Juliette, Gladys et moi + Loulou le batelier. Mer calme. Embarquons à l’Avis pour débarquer à Port Man. Déposons les bagages à la croisée des sentiers pour visiter l’ancienne forteresse. Les 1er et 2ème étage communiquent par une vaste ouverture circulaire, destinée probablement à l’adduction d’eau. Même disposition au château dominant au N la rade de Port Cros. Les deux constructions datent de la même époque soit de François 1er. La tour est circulaire. Un escalier tournant en briques relie les trois étages / le tout en train de crouler / Plus au sud se trouvent les casemates et les services administratifs de l’ancienne forteresse.

1910 - Source : Photothèque du Parc national de Port Cros
Mais l’ancien pont-levis n’existe plus. Pour pénétrer dans les bâtiments, il faut franchir un fossé de 3 m de largeur sur 2,50 de profondeur avec deux perches . M. Golay s’engage tardivement sur l’échafaudage. La petite perche cède sous le poids. Il a la présence d’esprit de se retenir à la plus grosse ce qui amortit le choc. Il se remonte, presque par ses propres moyens, mais ce faisant laisse choir sa canne. Juliette se jette dans le fossé, le suit sur quelques dix mètres et nous rejoint sans encombre. Retrouvons nos sacs et manteaux intacts. On me charge du sac à provisions et de 3 manteaux. Juliette se charge de m’excuser auprès de ces dames si je ne peux emboîter le pas par crainte de transpirer. Montons de 150 m environ dans les bois plus élevés que ceux de l’île du Levant, si bien qu’on ne voit que rarement la mer. Puis nous côtoyons, à peu près à plat une vaste dépression pour redescendre vers Port Cros sur le versant ouest.
Baie remarquablement abritée dominée par trois forts. Tout d’abord, on ne voit que des bâtiments en ruine parmi les eucalyptus et les palmiers. La 1ère habitation est l’hôtel de Jean d’Agrève où se déroule le roman bien connu / Remarquable construction à deux étages pourvue de tourelles aux angles/ Magnifique allée de palmiers s’ouvrant droit devant le porche.

1936 - Source : Photothèque du Parc national de Port Cros
Mais si l’on n’y fait (pas) les réparations indispensables, ce beau bâtiment aura bientôt le sort de ses voisins. La porte est ouverte. Pas un chat. Pouvons visiter le grand hall avec ses fauteuils capitonnés et son piano. Partout des tableaux de maîtres accrochés dans les pièces et les corridors. Il serait facile d’en emporter sans être vus. Pénétrons même dans plusieurs pièces des étages pourvues de bibelots, de livres et de meubles en tout genre. Tout à l’air abandonné. Quelques pièces sont pourtant fermées. Une vaste pièce d’eau, que nous n’avons pas vue, s’étend entre le bâtiment et l’église. L’hôtel ne semble pas occupé pour l’instant. Mais pourquoi le laisser ouvert au public. Nous n’avons bien entendu pas lieu de nous en plaindre. Petite église villageoise au charme pénétrant. Poutraison apparente vernie en brun.
Montons au cimetière en arrière du fort. La croix de bois reléguée dans un angle porte le nom d’Hélène. C’est un attrape-nigaud, nous affirme-t ’on. Tout au fond, à l’angle opposé une dalle oblique en marbre blanc rappelle le souvenir d’un poète russe (Claude Balyne) à pseudonyme français. Quatrain en français, russe et latin. Relevé ces derniers à la page de garde en finale de l’album de Port Cros / Les relever ici, ainsi que le nom et la date du décès. Cimetière enfoui au milieu de grands arbres.
Un ouvrier occupé au fort, nous fait visiter celui-ci ; d’abord une tour construite sous François 1er. Présente la même ouverture circulaire reliant deux étages, signalée à Port Man, à l’autre bout de l’île / Une autre tour, décapitée de son faîte, est transformée en appartements. Les trois châteaux viennent d’être loués au tenancier du grand hôtel lui-même gendre du sieur Henry, propriétaire de l’île. Port Cros est un coin snob.
Pendant la saison, on n’y voit que des richards vêtus avec recherche. L’hôtel s’en redoutait de voir les forts occupés par des gens débraillés qui auraient fait fuir la clientèle chic. Il a donc passé avec l’Etat un bail de 18 ans lui permettant de faire tous les changements qu’il voudra, à ses frais bien entendu.
Entrons dans le futur grand hall et fumoir, peint en bleu de Prusse. Curieuse cheminée encadrée de deux troncs d’arbre. Escaliers du même matériel frustre. Volume rehaussé en arrière pour les musiciens.
Visité les futurs appartements de Madame, qui vit sa vie à elle, sans se préoccuper du mari. Le boudoir en bleu pâle rempli de bibelots anciens, dont nous aurions pu remplir nos poches, promet d’être une merveille.
Nous autres, plébéiens, nous (nous) installons sous des arbustes, au bord du sentier entre le fort et le cimetière pour y dîner en plein air. Mais Mlle D’Escadillas invite Loulou à dîner au grand hôtel. Suzy se fâche tout rouge et s’en va faire une scène à Mlle D’Escadillas, lui répondant, elle, femme d’une quarantaine, de lui enlever son Loulou de 18 ans ? Des paroles acerbes sont échangées.
Mais le hasard arrange bien les affaires. Loulou reçoit un téléphone le rappelant à l’Avis, pour un transport au Lavandou. Il part seul dans le Laisso dire alors qu’il songeait dîner avec sa Suzy et nous. A 5h retour du petit bateau à moteur qui doit nous emmener. Mais c’est Lassalle qui le dirige / Suzy maussade, allonge sur le pont ses charmes presque nue / Ai passé l’après-midi à longer les bastions du fort, vue magnifique / ceinturé d’agaves. Le pont-levis existe encore mu par un curieux système de poids, vieux de 4 siècles. Pendant ce temps à la xxxx populaire (qui n’a rien de commun avec le Grand Hôtel), M. Golay, Juliette, M. Lassalle et Suzy tapent le carton, les premiers jouant le yass, les derniers la capote des matelots. Ces deux jeux présentent de grandes affinités / Mer très calme. Voyons Bagaud droit en face / Ya les départs de demain, désirons rentrer de bonne heure. Lassalle nous fait descendre aux Pierres Plates, face à notre bungalow. On vous tend la main du couvert d’un rocher et la grimpette commence. Mlle d’Escadillas, vraie chèvre en tête. Nous autres soufflant et la suivant à l’arrière.
Publié le 16 Mars 2019
Publié le 15 Mars 2019



