Articles avec #ile du levant tag

Publié le 11 Juin 2026

Publié le 10 Juin 2026

Travaux du port J62/2026 (J87) - L'extension du terre-plein - autres vues de la dalle sud
Travaux du port J62/2026 (J87) - L'extension du terre-plein - autres vues de la dalle sud
Travaux du port J62/2026 (J87) - L'extension du terre-plein - autres vues de la dalle sud
Travaux du port J62/2026 (J87) - L'extension du terre-plein - autres vues de la dalle sud
Travaux du port J62/2026 (J87) - L'extension du terre-plein - autres vues de la dalle sud
Travaux du port J62/2026 (J87) - L'extension du terre-plein - autres vues de la dalle sud

Avant et après

Travaux du port J62/2026 (J87) - L'extension du terre-plein - autres vues de la dalle sud
Travaux du port J62/2026 (J87) - L'extension du terre-plein - autres vues de la dalle sud

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Publié le 10 Juin 2026

"Héliopolis ou l'esprit de la Fête"
"Héliopolis ou l'esprit de la Fête"

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Publié le 9 Juin 2026

Une ombrière pour les géants !
Une ombrière pour les géants !
Une ombrière pour les géants !
Une ombrière pour les géants !
Une ombrière pour les géants !
Une ombrière pour les géants !
Une ombrière pour les géants !

Une ombrière pour les géants !

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Publié le 9 Juin 2026

Les espèces exotiques envahissantes
Histoire, mécanismes biologiques et enjeux pour les jardins et les paysages méditerranéens

Conférence du 6 juin 2026 par Madeleine Freudenreich, chargée de mission conservation - Référente espèces végétales exotiques envahissantes

Généré par IA Geremy


Il est précisé d'emblée la distinction entre « écologiste » au sens politique et « écologue » au sens scientifique. L'écologie vient des mots grecs oikos (maison, habitat) et logos (science, étude) : c'est l'étude des interactions du vivant entre elles et avec leur habitat, c'est-à-dire les écosystèmes. Le travail de Madeleine porte principalement sur les espèces exotiques envahissantes et les invasions biologiques.

Définition des espèces exotiques
Une espèce exotique n'est pas nécessairement rare ou spectaculaire : certaines sont devenues très communes, voire envahissantes. Il s'agit de tout être vivant (plante, champignon, animal…) déplacé de son territoire d'origine, de manière volontaire (ramené d'un voyage pour le jardin, par exemple) ou involontaire (voyageur clandestin transporté à travers le commerce, les emballages, etc.).
Exemples :
•    Le frelon asiatique : introduit involontairement via le commerce de poteries, une femelle fécondée a traversé un continent et trouvé des conditions favorables à sa prolifération.
•    Des poissons introduits pour des usages commerciaux ou de loisirs, qui s'échappent ensuite des cultures.
•    Des plantes ramenées de voyages (exemple des Canaries) pour orner les jardins.
Les êtres humains sont intrinsèquement responsables de ces déplacements, à une échelle et une vitesse que les mécanismes naturels de dispersion (oiseaux, vent…) ne permettent pas d'atteindre.

Les espèces exotiques utiles et la notion de temporalité
Ramener des espèces exotiques a rendu de grands services à l'humanité : la majorité des végétaux présents dans nos assiettes (pommes de terre, haricots, tomates…) viennent d'ailleurs et ont traversé les océans avec les explorateurs, commerçants et jardiniers.
Une barrière temporelle est posée autour de 1 500 (découverte des Amériques), marquant la première mondialisation biologique. Elle permet de distinguer :
•    Les archéophytes : espèces déplacées avant 1 500.
•    Les néophytes : espèces nouvellement introduites après 1 500 (certains ouvrages utilisent 1 800, date d'accélération des introductions avec les botanistes explorateurs et les jardins d'acclimatation, mais le consensus scientifique retient 1 500).
Exemple de la canne de Provence : originaire d'Asie tropicale, introduite en Méditerranée à l'Antiquité (probablement par les Romains), elle a rendu de nombreux services (paniers, nattes, clôtures, flûtes…). Avec le temps, des équilibres et des interactions se sont créés entre elle et les habitats méditerranéens. Elle est aujourd'hui considérée comme une plante familière, presque locale, dans le bassin méditerranéen. En revanche, dans d'autres régions (Hauts-de-France, Asie-Ouest, Outre-mer), où son introduction est récente et humaine, elle est classée comme espèce exotique envahissante.
Cette notion de relativité géographique est fondamentale : « on est toujours l'exotique de quelqu'un ». Exemple du pissenlit européen, considéré comme une espèce exotique envahissante au Québec, où il colonise massivement les pelouses en l'absence de concurrents.

Les barrières naturelles aux invasions biologiques
Madeleine présente les différentes barrières qui font que toutes les espèces exotiques ne deviennent pas envahissantes, à l'image du système immunitaire :
Barrière 1 – Le transport : les plantes ont des mécanismes de dispersion limités (graines, mutualisme avec animaux…). Les humains ont franchi cette barrière en transportant massivement des espèces en quelques heures par avion. Cependant, tout ne survit pas au voyage (choc thermique, mauvaises conditions de transport, réglementation sur les graines…).
Barrière 2 – La survie biologique : une fois introduite dans le milieu naturel (sans intervention humaine), l'espèce doit pouvoir survivre sur plusieurs années, s'acclimater aux nouvelles conditions climatiques et édaphiques. Une plante acclimatée est une plante qui survit sans aide humaine dans le milieu naturel.
Barrière 3 – La reproduction : l'espèce doit pouvoir se reproduire (sexuellement ou végétativement). Si un seul individu est présent et ne peut se reproduire, l'expansion s'arrête. Plus il y a d'introductions répétées, plus les chances de franchir cette barrière augmentent. La naturalisation à grande échelle implique des semis sur plusieurs générations.
Barrière 4 – Les impacts environnementaux : c'est la barrière utilisée dans les stratégies nationales et européennes. Quand l'espèce prend trop de place, elle génère des impacts sur d'autres espèces, des impacts économiques (colmatage d'ouvrages, blocage d'accès, augmentation des risques d'incendie, obstruction de cours d'eau) et des impacts sanitaires (pollens allergènes, espèces urticantes ou photosensibilisantes).
La règle des « dix pour cent » est mentionnée : pour 1 000 espèces introduites, une seule deviendra envahissante. Mais avec l'accélération des échanges mondiaux et le dérèglement climatique, ce ratio pourrait évoluer défavorablement. Des espèces aujourd'hui non envahissantes pourraient le devenir (phase dite de « l'avance »).

Exemple détaillé : la griffe de sorcière
La griffe de sorcière (plante aux fleurs éclatantes, roses ou jaunes, originaire d'Afrique du Sud) illustre le parcours d'une espèce exotique envahissante.
En Afrique du Sud, dans son milieu d'origine :
•    Ses feuilles sont consommées par les tortues.
•    Des cobras se cachent dans ses massifs pour chasser les rongeurs.
•    Ses fruits sont pollinisés par des abeilles solitaires et des abeilles à poignard.
•    Elle abrite des coléoptères, escargots, lézards, sables.
•    Ses fruits sont consommés par des babouins et des antilopes.
•    Elle s'inscrit dans un écosystème riche et équilibré.
Introduction en Méditerranée au XIXe siècle :
•    Séduit par ses atouts (fleurs spectaculaires, feuilles charmantes, résistance à la sécheresse, croissance rapide), l'homme européen l'importe dans le bassin méditerranéen.
•    Les intentions initiales sont positives : embellir les jardins, cacher des ruines d'après-guerre, stabiliser des talus et lutter contre l'érosion sur certaines falaises.
•    Au départ, la plante reste dans les jardins. Puis des fragments s'échappent (vent, pluie, travaux, transports, terre contaminée).
•    En l'absence des prédateurs et concurrents naturels de son pays d'origine, elle se retrouve sans régulation.
•    Ce n'est plus les antilopes et babouins qui disséminent ses fruits, mais le rat noir, espèce elle-même problématique sur les îles.
Impacts sur les milieux naturels méditerranéens :
•    Elle forme d'épais tapis couvrant plusieurs mètres carrés, chaque fragment pouvant se régénérer en un nouvel individu.
•    Des banques de graines dans le sable assurent une germination continue.
•    Elle prive les plantes locales de lumière et d'espace.
•    Ses grandes feuilles stockent l'eau au détriment des plantes méditerranéennes adaptées à la sécheresse.
•    Elle modifie les propriétés physico-chimiques du sol (acidification à la décomposition, formation d'une litière terreuse gris-bleu).
•    Les plantes méditerranéennes, adaptées depuis des millénaires, disparaissent progressivement sous ce tapis.
•    La faune associée (insectes, reptiles) voit son habitat se transformer.
•    La barbe de Jupiter, par exemple, ne peut plus germer là où la griffe de sorcière forme un tapis trop épais (exemple observé à Cap Taillat après un incendie).
Remarque importante : la griffe de sorcière n'agit pas volontairement. Elle suit simplement sa stratégie de survie, qui devient écrasante en l'absence des mécanismes de régulation de son milieu d'origine.
Phénomène d'homogénéisation des paysages :
La griffe de sorcière se retrouve dans des paysages de carte postale identiques en Bretagne, en Argentine, en Angleterre, en Afrique du Sud, en Italie, au Brésil, au Portugal, en Israël…
Ce phénomène d'uniformisation de la biodiversité est de plus en plus observé : les espèces exotiques envahissantes deviennent cosmopolites, tandis que les espèces locales deviennent rares.

Le rôle des jardins et la responsabilité des jardiniers
Les jardins sont souvent la première porte d'entrée des espèces exotiques envahissantes dans les milieux naturels. Mais ils sont aussi des lieux d'expérimentation, de découverte et d'apprentissage précieux.
Jardiner aujourd'hui, c'est :
•    Apprendre à connaître les plantes et comprendre leur comportement.
•    Utiliser les espèces avec discernement, en sachant ce qu'on plante et pourquoi.
•    Être passeur de connaissances et d'expériences : signaler des observations inhabituelles (une espèce du jardin retrouvée dans la garrigue, par exemple) permet de déclencher des signaux d'alerte précoces.
•    Comprendre que nos jardins font partie d'un paysage plus vaste.
Les actions de régulation (chantiers d'arrachage) ne visent pas à « faire la guerre » à une espèce venue d'ailleurs, mais à redonner une place aux espèces méditerranéennes patrimoniales. Elle cite l'exemple de chantiers menés à Bagaud sur plusieurs années, avec des résultats positifs mais nécessitant un suivi continu.

La pollution génétique et les espèces locales
Un participant complète le propos en évoquant la problématique de la pollution génétique : l'introduction d'arbousiers des Canaries ou d'autres provenances dans des jardins proches de populations d'arbousiers locaux constitue une menace plus insidieuse qu'une espèce exotique classique, car elle modifie génétiquement les populations locales. Il évoque également l'exemple des férules, dont les populations varient génétiquement selon les régions.

Le label « Végétal Local » et les enjeux de la filière
Pour lutter contre l'introduction de matériel végétal non local, un label « Végétal Local » a été développé par les Conservatoires Botaniques et les Conseils régionaux. Son principe :
•    Établir des listes d'espèces communes par zones géographiques (ex. : plantes du bassin méditerranéen).
•    Collecter des individus dans la nature, déjà sélectionnés par les conditions locales, sans dépouiller le milieu (règles de prélèvement encadrées).
•    Mettre en pépinière et commercialiser ces végétaux via des plateformes labellisées.
•    Garantir que les plantes vendues comme « locales » proviennent bien du territoire concerné et non de Hollande ou d'ailleurs.
Applications concrètes :
•    La voie TGV Atlantique a été revégétalisée avec des végétaux locaux récoltés en amont du chantier, mis en pépinière, puis replantés.
•    Les carrières sont désormais tenues de revégétaliser avec du « Végétal Local ».
•    Des grands clients comme la SNCF achètent de grandes quantités de végétaux pour les abords ferroviaires. Un exemple négatif est cité : des pins d'Alep achetés au Portugal pour un contrat SNCF dans le sud de la France ont subi de gros chocs thermiques car la souche ne correspondait pas aux conditions locales, entraînant un échec coûteux.
L'anticipation est soulignée comme essentielle : il faut commander les végétaux locaux suffisamment à l'avance (les calendriers d'achat et les budgets pluriannuels imposent de planifier les commandes longtemps avant la plantation).

Interactions écologiques complexes et effets en chaîne
Les interactions écologiques induites par les espèces exotiques sont abordées :
•    Une plante exotique aux grandes fleurs peut attirer des pollinisateurs au détriment des fleurs locales moins pollinisées.
•    L'introduction d'espèces peut aussi amener des ravageurs qui, une fois installés, s'attaquent aux espèces locales « naïves » (sans défenses adaptées).
•    Exemple des agaves sur les îles : devenus naturalisés et envahissants, ils posent des problèmes. L'introduction d'un insecte pour les réguler peut ensuite s'attaquer à d'autres espèces non ciblées.
•    Ces effets en chaîne illustrent la complexité des écosystèmes et les risques des interventions non anticipées.


Cette conférence a permis de poser un cadre scientifique rigoureux et accessible sur les espèces exotiques envahissantes, en insistant sur plusieurs points clés :
•    La notion d'espèce exotique est relative dans le temps et dans l'espace : toute espèce est l'exotique de quelqu'un.
•    Les invasions biologiques résultent d'une combinaison de facteurs (transport, survie, reproduction, expansion) et sont largement facilitées par les activités humaines et le dérèglement climatique.
•    Les jardins jouent un rôle ambivalent : à la fois portes d'entrée potentielles pour les espèces envahissantes et lieux d'apprentissage, d'expérimentation et de conservation.
•    L'homogénéisation des paysages mondiaux est une conséquence directe et préoccupante de la mondialisation biologique.
•    Des outils concrets existent (label « Végétal Local », chantiers de régulation, réseaux d'observation citoyenne) pour agir à différentes échelles.
Questions en suspens : la capacité à maintenir dans le temps les résultats des chantiers d'arrachage reste incertaine ; l'évolution du ratio d'espèces envahissantes dans un contexte de dérèglement climatique accéléré constitue un enjeu de surveillance scientifique important.

 
 

Les espèces exotiques envahissantes, une conférence proposée par Agir Ô Levant
Les espèces exotiques envahissantes, une conférence proposée par Agir Ô Levant

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Publié le 8 Juin 2026

Une ombrière trop haute !
Une ombrière trop haute !
Une ombrière trop haute !
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Une ombrière trop haute !
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Une ombrière trop haute !
Une ombrière trop haute !

Une ombrière trop haute !

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Publié le 8 Juin 2026

Semaine 23 de 2026
 

Température maximum : 277 °C le 1er juin à 14:00

Température minimum : 16,5 °C le 6 juin à 06:00

Température de la mer en surface le 1er juin : 21,0 °C

Pluie : 0,0 mm 

Pluviométrie annuelle : 278,6 mm 

Vent maxi (Station abritée des vents d'est) :
45,1 km/h les 5 et 6 juin direction dom OSO

Les relevés de la semaine :

+

courbes températures (extérieur et refroidissement éolien), pression atmosphérique et taux d'humidité

Météo semaine 23/2026 - Station Hodie - île du Levant

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Rédigé par HODIE

Publié dans #Climatologie, #Ile du Levant, #Station météo, #Station Hodie

Publié le 8 Juin 2026

Publié le 7 Juin 2026

 

Au point du jour

Au point du jour

 

Les dragronniers de Socotra
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Publié le 7 Juin 2026