Publié le 25 Septembre 2018
Publié le 25 Septembre 2018
ÉDITION SPÉCIALE DE LA REVUE NATURISTE INTERNATIONALE
L'ILE DU LEVANT
NOUVEAU GUIDE 1958
"C'est arrivé au Levant"
1951
Un essai avait été tenté durant la saison précédente. Avec un succès tel que cette année on vint de Stockholm, de Palerme et de Birmingham pour voir la présentation de la Collection de Minimums. Cette manifestation d'élégance naturiste se déroulait chez Trésor,Line Féaudière ayant réalisé la plupart des modèles. N'importe quelle fantaisie était admise à condition que le support en reste le classique minimum, triangle de douze à quinze centimètres de côté, fixé par deux cordonnets (ceinture et entrejambes). Le thème choisi était une rétrospective du minimum à travers les âges, si bien que la foule en délire ovationna les mannequins naturistes, porteuses de minimums taillés dans des plaques d'ardoise, des peaux de lapins. D'ingénieuses fabrications dans lesquelles entraient des peaux de serpent, des morceaux de bambou, des arêtes de poisson, se référaient aux civilisations précolombiennes.
Ce fut le tyrannique Moyen-Age qui l'emporta. Une créature blonde et suavement médiévale s'avança, sous un hennin, parée d'un modèle en fil de fer barbelé et cadenassé, baptisé L'ai-je bien défendu ? Les personnes snobs passaient commande d'un ravissant modèle pour le soir, à fermeture-éclair, porté au catalogue sous l'appellation Ouvert la nuit. Le groupe schadiste - qui se démenait beaucoup sur l'île à l'époque - présenté un modèle incontestablement le plus original, le Minimum surréaliste composé d'un triangle de toile à sac sur lequel était attachée un petite chouette vivante.
Cette étonnante manifestation fut sans lendemain, tous les commerçants disposant de locaux utilisables reculant d'horreur à l'idée de devoir la ruée des spectateurs qu'avait provoqué cette présentation de collection. La plus sauvage mêlée de rugby donne en effet une faible idée de ce que furent l’enthousiasme et la fervuer admirative de l'assistance.
Publié le 24 Septembre 2018
----------
Semaine 38 de 2018 du 17 au 23 septembre
Température maximum : 30,9 °C le 22 à 18:30
Température minimum : 20,2 °C le 17 à 06:45
Pluie : 0,0 mm
Pluviométrie annuelle : 493,2 mm
Rafale maxi :
40,2 km/h le 22 direction dominante ouest
Détails ci-joints
------------
Publié le 24 Septembre 2018
ÉDITION SPÉCIALE DE LA REVUE NATURISTE INTERNATIONALE
L'ILE DU LEVANT
NOUVEAU GUIDE 1958
"C'est arrivé au Levant"
1950
Cet été, nous tournerons un film naturiste en 35 mm : Manoureva. Je suis venu à Pâques prendre des photos des différents lieux sur lesquels nous filmerons. Du côté du château de Pourtalès, le printemps a déclenché une explosion de couleurs : mimosas, lauriers-roses, bougainvilliers, géraniums, marguerites. Les sentiers sont ourlés d'herbes tendre. Oliviers, agaves, cactus, yuccas, cyprès, palmiers, eucalyptus sont en uniforme vert et gris argenté.
Une belle dame seule se promène.
La poitrine fringante, la peu très blanche. Un mince slip noir attire l'attention sur ses longues jambes et sur la laiteuse blancheur de peau. Ainsi cette brune fait rêver à une poularde demi-deuil.
L'appétit très ouvert, je l'invite à déjeuner. Entre le crabe et la salade à l'oignon, elle m'explique son cas :
- L'année dernière, à l'élection de la plus belle naturiste, à Rioufrède, j'étais "voyeuse", venue du Lavandou avec des amis curieux. Il y a eu une bousculade, j'ai perdu mon soutien-gorge et je me suis retrouvée au premier rang de la foule. C'est comme ça que j'ai été élue ! Les gens criaient, je suis devenue première demoiselle d'honneur nudiste, pensez-donc, moi qui suis dans l'enseignement ! Alors, cette année, j'ai profité des vacances de Pâques pour venir voir un peu cette île, l'année dernière je suis repartie en bateau les soir même. Je veux bronzer complètement aussi. Pour le tour de poitrine, je ne crains personne, mais une reine de beauté naturiste qui a la blancheur...
- Vous joignez l'éclat à la blancheur !
- Persil mille fois, vous êtes trop bon ! Mais, n'est-ce pas, une reine du Levant blafarde, ça n'a pas de sens ?
Elle avait raison. La haute idée qu'elle se faisait de ses obligations royales ébranlait fortement mes convictions républicaines.
Publié le 23 Septembre 2018
OBJECTIF RÉUSSI
pour Oscar Bordes
à la terrasse du Chat Nu (Les Arbousiers), OSCAR photographie les gagnants du concours de meilleur costume fait main récompensé par AGIR O LEVANT
Publié le 23 Septembre 2018
ÉDITION SPÉCIALE DE LA REVUE NATURISTE INTERNATIONALE
L'ILE DU LEVANT
NOUVEAU GUIDE 1958
"C'est arrivé au Levant"
1949
La baie du Grand-Avis, de nuit, avec quelques squelettes de barques et des bateaux rouillés, faisait penser au port des vaisseaux perdus, au bout du monde. Sous les pins magnifiques dansent quelques feux follets, les torches électriques des campeurs solitaires. Nous marchons vers la crique du Petit-Avis. On y accède par un sentier tortueux, c'est un coin inespéré, protégé des indiscrets. La lune a disparu. Sur la plage, on reconnaît mal le profil des tentes. De plus près, on distingue des silhouettes de gorilles pensifs.
Soudain éclatent les sonorités déchirantes d'une formation de jazz New-Orleans. Les gorilles s'animent, trépignent sur place, puis, en file indienne, entrent dans la mer et dansent, avec de l'eau jusqu'aux genoux.
C'est l'orchestre de Claude Luter. La troupe campe au Petit-Avis. Quand la pêche a été bonne, la bouillabaisse copieuse, le rosé du Var abondant, trombone, batteur, cornet et clarinette s'exténuent pour saluer les dieux de la mer et les visiteurs du soir. L'ambiance des Lorientais se reconstitue sous les étoiles. Méduses, si l'on ose dire, les poissons sont tout ouïes, forcément. Réveillées par le grand feu maintenant allumé au milieu de la plage, les cigales protestent faiblement. Vexées par la concurrence sonore, elles se taisent. L'écho gémissant d'un solo de clarinette sonne l'extinction des feux.
Tout le monde plonge dans l'eau de la crique.
Aprés la trompette, la trempette.
Le bain de minuit et demi.
Publié le 23 Septembre 2018
Publié le 22 Septembre 2018
Rendez-vous ce soir sur la place du village aux Arbousiers (Chat Nu) pour le stand photo VENEZ NOMBREUX !!
Publié le 22 Septembre 2018
ÉDITION SPÉCIALE DE LA REVUE NATURISTE INTERNATIONALE
L'ILE DU LEVANT
NOUVEAU GUIDE 1958
"C'est arrivé au Levant"
1948
Cette année-là, la vie estivale reprit son cours normal à Héliopolis. Pour certains, cette vie trop civilisée n'avait aucun charme. Ils émigrèrent d'abord vers le Grand-Avis, puis vers la lointaine plage du Titan. Une humanité étonnante avait là ses quartiers à l'écart du vulgaire. Pas plus d'une vingtaine de personnes, des bougres pas ordinaires. Un colonel démobilisé faisait du tricot. Deux barbus enseignaient les doctrines de Gurdjieff, au plus mal avec deux disciples de Krishsnamurti qui passaient, eux, pour avoir des mœurs infâmes. Avec notre petit groupe de chasseurs sous-marins vivait une très belle créature virtuose de l'accordéon. Tous les ermites cherchaient à l'endoctriner, même le colonel souhaitait lui apprendre à tricoter. Elle refusait. Elle n'aimait que l'accordéon.
Nous vivions, les uns et les autres, en vrais sauvages, extrêmement désireux d'éviter toutes les obligations de la vie en société. Toutefois, à la manière des nomades plus ou moins ennemis héréditaires qui sont bien obligés de partager les mêmes points d'eau dans le désert, nous nous retrouvions tous à la citerne où nous puisions l'eau douce. Douches, petits lavages, remplissage des récipients, finalement nous étions amenés à avoir des contacts amicaux, si bien qu'à la fin de l'été, nous formions une tribu boucanée et fraternelle. A l'exception d'un grans type maigre qui continuait à vivre à l'écart. Nous l'aurions cru muet si une seule manifestation verbale de sa part ne nous eût rassuré. Quand il arrivait à la citerne, il tendait le bras droit, les cinq doigts de la main bien écartés, il nos regardait d'un air farouche, levait la tête vers le ciel et criait : Le soleil et ses rayons !
Après quoi, il remplissait son seau et filait. Nous avions adopté son salut solaire. Bras tendus, doigts écartés :
- Le soleil et ses rayons !
Nous avions même importé ce rite à Paris. Quand les passants voyaient ça, ébahis, sous la pluie battante, ils s'écartaient prudemment. Ils ne connaissaient pas notre secret.
Publié le 21 Septembre 2018















