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Publié le 12 Juin 2022

 Le Saint Hilaire
 

Agrandissement de la carte postale n°7 de l'Agence Officielle - Port Avis 

 

Le Saint-Hilaire au Lavandou

Coll. Alain Pegliasco

 

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Publié le 4 Mars 2022

Cartes Postales du port de l'Ayguade de l'île du Levant
Merci à Lionel et Isabelle !

1960 

 

Après 1967 (date de mise en place du Benzène)

 

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Publié le 1 Mars 2022

A droite le "Saint Hilaire" avec sa cheminée qui fume

A droite le "Saint Hilaire" avec sa cheminée qui fume

 

Extraits des carnets manuscrits d'Auguste Piguet rédigés en 1936

"(Léopold) Pegliasco s’établit à l’Avis, racheta le bateau d’un failli puis deux autres. Sa flottille qui comprend le St Hilaire avec cabine à deux divans, la Belle Brise et le Laisso Dire, bateau à moteur de quelques dix mètres de longueur, représentent 300 000 francs français. Le St Hilaire est de construction hollandaise, la Belle Brise est médaillée. Se distingua en 1893 lors de la perte du Paoli sur le rocher de la Fourmi...

... Le St Hilaire, n’est pas un bateau convenable pour tenir la mer, il tangue trop. Fond arrondi, sans quille. Bateau destiné par ses constructeurs au service fluvial hollandais, ou tout au plus à fonctionner comme vedette entre le port et les navires ancrés à quelque distance. Ne pas s’étonner, dans ces conditions que le service soit supprimé si la mer est mauvaise, alors que les véritables bateaux de mer n’hésitent pas à sortir..."

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Publié le 6 Février 2022

Une photo d'Alain et de Loulou le Corsaire (Louis) son papa
devant l'embardère pour les îles avec le Poisson Volant PT 20 (hydroglisseur) à quai
Vers 1972 Collection PEGLIASCO

 

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Publié le 6 Mai 2019

  Inédit

 

Extraits du carnet manuscrit de 1936, Fila II
rédigés par Auguste PIGUET, confiés par Pierre-André Reymond, son petit-fils.

Dans le texte , j'ai ajouté des précisions en italique.

  Réveillé brusquement vers minuit par de violents coups de tonnerre / L’absence de vase de nuit n’est pas toujours agréable. Cette nuit, vers 2 h, il m’a fallu sortir du bungalow en chemise. Il faisait un fort vent mais le spectacle en valait la peine. La lune presque pleine allait se coucher en arrière d’Hyères. Les lumières de cette ville, celles des Salins et du Lavandou brillaient d’un vif éclat. Le phare des Salins, jetait son double éclat blanc, suivi de 3 secondes de répit. Celui de Bénat montrait un œil rouge unique toutes les 4 secondes.
  Les puits construits en ciment reposent librement sur le schiste par où l’eau s’infiltre. On la dit excellente.
  Aucun racloir pour les pieds. Nulle boue ne colle aux souliers. Il suffit de frapper du pied pour détacher les parcelles adhérentes. Au bout de 15 jours, mes chaussures, jamais cirées ou graissées ont encore quelque brillant.
Alfred, fin boulanger n’est pas moins bon maître-queux. Avons dîné hier d’une soupe de fèves (restant de la purée du jour précédent) arrosée d’un filet d’huile et de nouilles traitées de la même manière. Une banane, du café et un reste de biscuit pour finir. Me sens comme un coq en pâte en dépit du régime naturiste. L’amaigrissement escompté a bien des chances de ne pas se réaliser.
Jeudi 4 juin 1936
 Nuit frisquette. Le duvet n’est pas de trop, car le mistral se met de la partie. Heureusement que l’aération se règle communément au moyen d’un manche à balai, balai glissé entre le châssis et le rebord de la fenêtre. Une attache de collier empêche le manche en question de bouger. Dans ces conditions, le mistral ne m’a jamais incommodé. Levé vers 5 h. Trop frais pour écrire. M’embarque jusqu’à l’Avis avant déjeuner. Rencontré les équipes d’ouvriers provençaux qui viennent poser la ligne téléphonique. Prennent le café noir au saut du lit puis se rendent au travail. Arrivés sur les lieux, s’asseyent pour déjeuner, vin, pain et fromage, d’ordinaire. Dans l’ouest de la France, on prend du vin blanc sans rien manger jusqu’à midi. Descendu des abords du château au port de l’Avis et remonté par un autre raccourci.

  Trouvé le père Pegliasco en train de surveiller l’Italien dit Grand Blond. Celui-ci recouvre le toit de l’entrepôt que Pegliasco fait construire en gros cairons pour remplacer ses baraques de bois. Diverses barques du dehors ont été traînées hors de l’eau, hier pendant la tempête. La Belle Brise leur tient compagnie tandis que le St Hilaire se trouve au bout de la jetée et le Laisso Dire à droite du ponton. Un superbe yacht marseillais appartenant à un docteur, lui fait vis-à-vis. Bastingage en bois brun (noyer) du plus bel effet.

  Prenons une bouteille de bière avec le père Pegliasco, sous la tonnelle cannissée. La pluie nocturne y a laissé des traces, de même pour le jeune David, âgé de 2 ans, qui a choisi ce lieu abrité pour venir se poser.
Madame Pegliasco vient en bougonnant ramasser la petite saucisse au moyen d’une ramassoire.
  Pegliasco père me fait part de ses ennuis. Adjoint du maire, il a en vain chercher à faire marcher d’accord ses 80 administrés. Ce n’est que jalousie et querelles journalières. Si l’on coupe un arbre, on arrache du sable, aussitôt, les plumes marchent et envoient des rapports à Hyères sans p
asser par le canal de l’adjoint. Ceux qui ont le plus profité au début et ont fait main basse sur le fil de cuivre de la Marine, le sable ou le bois voient d’un mauvais œil que les nouveaux venus en fassent autant et les dénoncent.

 

  A gauche, Léopold Pégliasco lors de la reconstitution d'un mariage au port de l'Avis
en août 1931.
Voir article 1 / article 2 / article 3

Adjoint du maire, c’est le dernier des métiers. Tout récemment, il a fallu faire venir deux gendarmes de Bormes en suite de diverses plaintes pour vol et de l’affaire Tarzan II. Les gendarmes ne viennent pas volontiers sur l’île parce qu’ils doivent camper sous la tente ou se rendre jusqu’au phare ou au sémaphore pour y loger. Ils sont en plus tenus de prendre leurs vivres avec eux.

  Pegliasco s’était arrangé avec les ouvriers pour qu’ils lui construisent son hangar le dimanche à moment perdu. Mais, Victor Bagnasco, fâché de voir le Grand Blond travailler pour Pegliasco, l’a renvoyé. C’est ridicule de se priver d’un bon ouvrier, du meilleur peut-être. Alfred tient naturellement en tout point le parti de Victor.

Victor Bagnasco - Archives Pierre-André Reymond


 L’Adjoint pour mettre fin à l’extraction de sable qui menaçait d'abîmer les plages, a défendu d’en prélever sur toute l’étendue de l’île. L’ordonnance en question est affichée à la porte du Bazar. Pegliasco a eu une longue entrevue avec Durville ces jours passés. Il songeait à démissionner, mais restera en fonction sur les instances du docteur.
 

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Rédigé par HODIE

Publié dans #Ile du Levant, #1936, #Carnets, #Auguste Piguet, #Pegliasco

Publié le 9 Février 2019

 Inédit

Extraits de l'un des trois carnets manuscrits de 1936, Fila I
rédigés par Auguste PIGUET, confiés par Pierre-André Reymond, son petit neveu.

"A la tête de l’île se trouve l’adjoint du maire, M. Pegliasco, chargé de bénir les mariages et de présider aux élections. Père de 6 enfants, dont Paulette, l’aînée et Loulou. Possède divers bateaux faisant le service entre l’île et le Lavandou, dont le Saint Hilaire, la Belle Brise, le Laïsso Dire. Avons voyagé à 10 sur la Belle Brise. Le Laîsso Dire sert seulement à la pêche et au dépannage. Avons utilisé la Belle Brise pour venir.

Seule Paulette fille de mariniers ressentait quelque peu les attaques du mal de mer. Une toile de fortune étayée par un piquet nous protégeait contre les lames, ou du moins protégeait ceux qui se trouvaient à la proue dont deux gendarmes en kaki à la recherche d’un malandrin ; Mr Fredrick l’industriel lyonnais rendu sourd comme un toupin par la guerre ; Mme Fredrick âgée de quelque 60 ans ; Mr H. Solens qui semblait somnoler en évitant de regarder la mer ; Gladis qui consolait Paulette ; Loulou et Marius nos bateliers et Auguste Piguet (le narrateur) qui ne cessait de humer l’air marin avec délices. Les 6 derniers n’avaient pas trouvé place sous la bâche trop courte ; le dernier cité avait son fond de pantalon et son paletot trempés, sans s’en douter, n’ayant pas pris la précaution de faire descendre jusqu’au bas son manteau de pluie.

La cale était pleine de poteaux imprégnés destiné à la ligne téléphonique Grand Avis-Héliopolis. Il fallait glisser ses pieds entre les poteaux par l’écoutille. Tout mouvement des jambes était ainsi devenu impossible. Au débarquer, Gladis qui saute comme un cabri, glisse son pied entre deux planches,  prend une tôle et se meurtrit un genou. Mais comme l’éclair, la fille se relève sans rien ne dire à personne. Montons dans la vieille Ford de Mr Lassalle. L’incorruptible refuse toute bonne main."

Estacade du port de Grand Avis - Coll. Patrick Bellet

Le taxi de M. Lassalle - Extrait film de Louis Buard 1936

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Rédigé par HODIE

Publié dans #Ile du Levant, #1936, #PIGUET, #Carnets, #Pegliasco

Publié le 2 Décembre 2015

NATURISME N°357 du 15 septembre 1935 - un article de Pierre Audebert --- à suivre

NATURISME N°357 du 15 septembre 1935 - un article de Pierre Audebert --- à suivre

Un mariage chez les naturistes de l'île du Levant 1

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Publié le 19 Juin 2015

Collection particulière Alain Pegliasco  à suivre...
Collection particulière Alain Pegliasco  à suivre...

Collection particulière Alain Pegliasco à suivre...

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