Bonjour tout le monde, Comme la plupart d'entre vous le savent déjà j'ai été chargé de la régulation du sanglier sur la partie civile de l'île du levant. Un des pièges photographiques que j'ai mis en place dans la Réserve naturelle a mystérieusement disparu... Si par le plus grand des hasards quelqu'un venait à tomber dessus ou si la personne qui l'a emprunté se retrouvait soudainement rongé par la culpabilité et le remords, merci de rapporter ce matériel à la mairie annexe.
Jean et son épouse Violette avaient découvert l'île du Levant en 1953, lors de leur voyage de noce. Immédiatement conquis, c’était leur havre de paix annuel, au début quelques jours, puis quelques semaines, puis des mois entiers. D'abord seuls, puis avec leur fille et leurs petites-filles.
Lorsque Violette s'est éteinte le 19 septembre 2008, Jean a poursuivi la tradition et fait découvrir le Levant à son arrière-petite-fille. Et c’est en famille que 4 générations y ont passé de merveilleux moments.
Très discrets, Jean et Violette ont visité tous les recoins de leur bien aimé caillou. D'années en années, ils ont logé sur chacune des corniches, mangé dans chaque restaurant, sillonné chaque sentier, dansé sur la place du village non aménagée.
Jean a rejoint Violette et ses nombreux amis dont Guitou, Suzanne Druart, Suzanne Zeiser (Aloha) ce mercredi 2 mars 2022, mais Levantin, Jean l'est pour toujours.
Merci à Michèle et Thierry pour les photos et le texte
Pourtant pourfendeur d’Amazon, une bouilloire à l’agonie nous contraint à l’achat en ligne. Pourquoi avoir succombé à cet achat alors qu’il suffisait de faire chauffer l’eau dans notre vieille casserole en aluminium ?
par Jacky Durand
Libération publié le 27 février 2022 à 9h25
La bouffe, c’est aussi l’art de cultiver nos propres paradoxes. Ça fait quinze jours que l’on est sur une île où la récup tient de la nécessité et de l’art de vivre. Ainsi, on n’est pas peu fier d’avoir exhumé de l’oubli un bonne vieille casserole en aluminium martelée de la marque Unis France. L’ancêtre a fière allure avec son couvercle de 20 centimètres. Elle a dû en voir passer des frichtis du siècle dernier. Désormais, on a d’yeux que pour elle quand on cuit les pâtes et les patates pour un régiment.
Eloge de la lenteur frugale
On l’astique et on la bichonne d’autant que l’on est admiratif de son histoire. Elle vient de la manufacture métallurgique de Tournus (Saône-et-Loire), fondée en 1910. Comme l’a racontée une ancienne enseignante de la ville dans un documentaire, le vignoble bourguignon était à l’époque en pleine crise à cause du phylloxéra et il s’agissait de créer des emplois en produisant des objets en aluminium. Durant la Première Guerre mondiale, la «Manu», comme on l’appelait, produit les boîtes à fricot des poilus. A son apogée, l’usine compte plus de 700 salariés. A la suite de rachats successifs, la Manufacture métallurgique de Tournus va devenir Téfal en 1986 et Tournus Equipement.
Et voilà t’y pas que l’on prend en grippe la bouilloire électrique qui n’en finit pas d’agoniser (faux contacts, bec verseur tordu…) après des hectolitres de café soluble. Il faut la remplacer. Ailleurs que dans notre bout du monde, on aurait poussé la porte de la quincaillerie ou du Darty du coin. Ici, il faut attendre un prochain retour sur la terre ferme. Ben non, on est pressé alors que, paradoxalement, tout ici, entre le ciel, la mer et le maquis sauvage vous invite à prendre votre temps, suggère l’éloge d’une lenteur frugale.
Complexité du temps présent
Commander une bouilloire par Amazon ? Non, mais vous n’y pensez pas ? Ben si, nous le pourfendeur du géant de la vente en ligne, on s’y résigne. Mais en bon faux-cul, on passe par le compte d’un tiers. Deux jours plus tard, la rutilante bouilloire électrique débarque dans le délicieux petit bureau de poste de l’île. On la déballe, enthousiaste, et on la pose sur le plan de travail de la cuisine, juste à côté de notre vénérable casserole.
Et soudain, on se sent piteux : pourquoi avoir acheté cette bouilloire alors qu’il suffisait de faire chauffer l’eau pour notre jus de caserne dans notre casserole de la «Manu» ? Il y a des jours comme ça où l’on passe à côté d’une évidence, aveuglé par nos ambiguïtés face à la complexité du temps présent.
Un GEA est une combinaison de trois appareils : un déshumidificateur, un épurateur et un distributeur. la machine capture l'eau contenue dans l'atmosphère qui vous entoure, la filtre, la stérilise, et vous la restitue au choix, fraîche ou chaude…
Il faut cependant des conditions particulières pour que ces machines commencent à produire :
Température autour de la machine > 15° à 20°C
Taux d’humidité > 30 à 35%
Deux modèles de GEA sont en service depuis peu sur l'île du Levant : DRINKAIR et AirDrink. Aucune indication sur le bruit de fonctionnement qui semble être plus important qu'un réfrigérateur. L'entretien consiste au remplacement des différents filtres et lampes UV.