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Publié le 18 Novembre 2015

1934-1937 : C'est la période des pionniers du domaine naturiste d'Héliopolis. Photos et Cartes Postales animées devant les ruines du "château".

1934 - Coll. Caracostea/Thorin

1934 - Coll. Caracostea/Thorin

Le "château" 6
1937 - Auguste Piguet nous fait la première description détaillée du château

1937 - Auguste Piguet nous fait la première description détaillée du château

Le "château" 6
Le "château" 6
Le "château" 6
Le "château" 6

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Publié le 16 Novembre 2015

Un passage sur le château dans la Fée de Port Cros d'Henri Bordeaux en 1927

Le "château" 5
Le "château" 5
Le "château" 5
Le "château" 5
Le "château" 5

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Publié le 13 Novembre 2015

Le "château" 4
Le "château" 4
Le "château" 4

Extrait du "Jahandier"

La route qui y* conduit part de la colonie. Bordée de pins, elle traverse ce qui fut autrefois un parc superbe, s'étageant en face de la mer. Le château lui-même est entouré d'un fouillis étrange de plantes exotiques : palmiers, agaves, figuiers de Barbarie, mimosas, grenadiers, lauriers-roses, tous pêle-mêle, vigoureux, redevenus sauvages sous le climat quasi africain de l'île (1). Tout cela est navrant d'abandon ; bien plus lamentable cependant est l'intérieur de cette habitation, qui montre encore les traces de la magnificence d'autrefois.
Les grandes portes à volets, tombées, arrachées par la violence du vent, pourrissent dans les herbes folles. L'on entre dans une vaste salle au plafond craquelé, jonchant le parquet de ses débris : c'est l'ancienne salle de billard, dont il ne reste plus que les morceaux du marbre qui a été brisé ainsi que le cheminée. Ailleurs dans les cuisines, les éviers ont été descellés et laissés sur place. Dans toutes les pièces, c'est le même délabrement. Tout s'écroule dans cette riche demeure. Les escaliers s'effondrent, on n'oserait les gravir. A l'extérieur, un escalier tournant en fer conduit sur une terrasse d'où la vue est splendide sur les trois îles et sur le littoral, où se dessinent les vallonnements pittoresques de la chaîne des Maures. ON distingue parfaitement le Lavandou ainsi que le cap Bénat, le fort de Brégançon et la ville d'Hyères. (2)
Un petit bâtiment, voisin du château, renferme la chapelle, complètement vide et ruinée aujourd'hui. Des soldats de l'infanterie de marine ont logé dans le château ainsi que dans la colonie ; ils n'ont laissé, en souvenir de leur passage, que des graffiti de corps de garde charbonnés un peu partout sur les murs.

* au château
(1) Citons parmi les plantes acclimatées dans ce jardin par l'éminent horticulteur-botaniste belge J. Linden, beau-père de M. Otlet et subsistant encore actuellement : des palmiers des genres Chamerops et Phoenix, plusieurs espèces de Pittosporum, d'Agave et de Yucca, puis Polygala myrtifolia L., var. grandiflora Hook., Melianthus major L., Oxalis floribunda Link et Otto, Euonymus japonicus Thum., Acacia dealbata Link, A. relinoides Schlecht., A. cyanophylia Benth., Eucalyptus rostrata Schl., E. Lehmannii Benth., Melaleuca ericifolia Sm., Opuntia cylindrica D. C., Delairea scandens Lem., Phlomis fruticosa L., Tecoma jasminoides Lindl., Quercus Mirbeckii D. H., Dasylirion glaucum Carr., D. gracile Zucc., Doryanthes excelsa R. Br., Cupressus sempervirens L. et Casuarina equisetifolia Forst.
(2) Actuellement, il est peu prudent de monter sur cette terrasse

Le "château" 4
Le "château" 4

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Publié le 11 Novembre 2015

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Rédigé par HODIE

Publié dans #Méditerranée, #Histoire, #Ile du Levant

Publié le 10 Novembre 2015

Chronologiquement, c'est bien l'article n°2 qui se situe avant la brochure de Paul Otlet

Dans le FIGARO des 2 et 3 janvier 1867, le journaliste Rocher relate une visite à l'île du Levant avec le comte de Pourtalès-Gorgier la veille du procés de la révolte du pénitencier

 Le "château" 2
 Le "château" 2
 Le "château" 2
 Le "château" 2
 Le "château" 2
 Le "château" 2
 Le "château" 2
Description du château et de ses dépendances

Description du château et de ses dépendances

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Publié le 4 Novembre 2015

Une description de l'arrivée sur l'île du Levant par Paul Otlet. Extrait du livre rédigé à l'âge de 14 ans en 1882.

Le "château" 3
Le "château" 3
Le "château" 3
Le "château" 3

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Rédigé par HODIE

Publié dans #Histoire, #Château, #Ile du Levant

Publié le 2 Novembre 2015

Lors de balades dans la réserve naturelle des Arbousiers, on peut apercevoir à travers le portail de la zone militaire proche de la Pinède, la pancarte "piste du Château".

C'était le nom donné à la grosse bâtisse construite au dessus du Grand Avis face à la pointe des Jarres par le comte Henri de Pourtalès-Gorgier, propriétaire de l'île du Levant (acquise le 6 août 1856 à Melchior de Grivel). Il obtint l'autorisation d'ouvrir une colonie pénitentiaire, la colonie de Sainte-Anne le 8 janvier 1861.


Cette belle bâtisse, dont le bâtiment principal, haut de 2 étages, présentait trois fenêtres par étage côté nord comme côté sud avec une aile ouest comportant un étage au-dessus du rez-de-chaussée surmonté d'une terrasse accessible par un escalier extérieur en colimaçon. Dans cette partie se trouvait l'écurie.


La vue côté nord était imprenable, elle allait du Cap Camarat en passant par le Lavandou, Bormes, Hyères, jusqu'à la presqu'île de Giens pour finir à Porquerolles.
La face sud donnait sur un jardin botanique de plantes exotiques. Deux bâtiments étaient à l'écart du château, l'église et la maison du garde.
Ce "château" servait de logement au directeur de la colonie ainsi qu'au comte et à sa famille lors de leur séjour sur l'île.

Vous découvrirez lors de ces articles, différents textes se rapportant à ce château ainsi que des cartes postales et photos du XIXe, du XXe et de l'époque naturiste des docteurs Durville.

Sources de ce texte :
"Les enfants de l'île du Levant" Claude Gritti, Ed. JC Lattès 1999 page 375
"Des Maures aux îles d'Or", Claude Gritti., Auteur-Éditeur 1989 pages 169 et 170
Premières photos du château
Premières photos du château

Premières photos du château

Vue depuis le camp qui étai installé au niveau des logements de la base vie d'aujourd'hui
Vue depuis le camp qui étai installé au niveau des logements de la base vie d'aujourd'hui

Vue depuis le camp qui étai installé au niveau des logements de la base vie d'aujourd'hui

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Publié le 1 Novembre 2015

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Rédigé par HODIE

Publié dans #Histoire

Publié le 1 Novembre 2015

un extrait pour commencer de la brochure de 1956 rédigée par les Dr Gaston et André Durville

VERS LA NAISSANCE HÉLIOPOLIS

œ__________________

Quand nous abordons pour la première fois à L’Île du Levant, transportés par une modeste barque de pêcheur qui, du Lavandou, nous dépose au mouillage de l’Avis, l’immensité de la tâche à accomplir ne tarde pas à nous apparaître. L’île est pratiquement déserte.
A proximité du débarcadère (car l’Avis comporte une simple jetée branlante, où ne peuvent aborder que les embarcations à faible tirant d’eau), habite le pêcheur Léopold Pégliasco. Il vit là, modestement, des produits de sa pêche, entouré des membres de sa nombreuse famille. Il assure, en outre, deux fois par semaine, le courrier et le ravitaillement du phare et du sémaphore. Il constitue la seule liaison à peu près régulière entre l’Île et la côte.
A quelques centaines de mètres du débarcadère se dresse le vieux village de l’Avis : il ne comporte que des ruines, celles du Pénitencier du temps du comte Henri de Pourtalès-Gorgier. Partout, des toitures éventrées, des murs croulants. Dans une ruine grossièrement restaurée habitent Jean Bernier et sa femme. Ermite bien qu’ingénieur distingué, Bernier, séduit par la magnificence de l’Île du Levant, a accepté le poste de gardien que la Société des Îles d’Or, peu avant notre arrivée, lui a proposé. Il connaît, estime et applique les idées naturistes. Il se trouve qu’il est déjà notre adepte. Il sera le premier pionnier de l’œuvre qui va s’accomplir.
A 7 ou 8 kilomètres de là, vers l’est, se dressent le phare et le sémaphore, gardés chacun par une famille.
Pas d’autres êtres humains sur l’Île du Levant
Quelques tronçons de route, que personne, depuis une cinquantaine d’années n’a entretenu, relient les ruines du village à leurs environs immédiats. L’un d’eux passant devant les restes de la chapelle, accède à un barrage crevé, où les eaux de pluie, autrefois, s’accumulaient pour assurer les besoins du pénitencier. Il s’arrête là. Un autre passe devant la façade du pénitencier. Bordé par de magnifiques pins pignons plusieurs fois centenaires, il semble, au premier abord, une route confortable permettant l’accès aux sites grandioses de la moitié orientale de l’Île. Mais, lui aussi s’arrête brusquement à quelques centaines de mètres de son point de départ. Un autre, délimité par de gigantesques eucalyptus, qu’un rigoureux hiver récent semble avoir gelés, permet d’accomplir sans de grosses difficultés, le tour de quelques bâtiments.
Partout ailleurs, c’est le maquis. Un maquis magnifique, dont la grandiose splendeur rend encore plus lamentables les ruines des créations humaines abandonnées. L’homme ici a perdu la partie. La nature l’a gagnée.
La végétation, à part quelques résineux épars ça et là (des incendies les ont détruits presque complètement) et quelques rares palmiers subsistant de l’époque de la colonie pénitentiaire, se compose d’arbousiers, de bruyères géantes, de cistes de romarin … Elle est pratiquement impénétrable. Malheur à qui s’engagerait dans une de ces étroites sentes, tracées par le pas des piégeurs d’oiseaux qui, de la côte, viennent s’attaquer à la faune ailée de l’Île merveilleuse. Il se perdrait, à coup sûr, comme tant de visiteurs se sont perdus et rentrerait, vêtements déchirés et peau saignante, après plusieurs nuits passées à la belle étoile.
Le Domaine des Arbousiers, dont la Société des Îles d’Or et nous-même sommes devenus propriétaires, se dresse là-bas, à quelques kilomètres vers l’Ouest. Nous ne le connaissons pas encore, car l’infranchissable barrière du maquis nous a, jusqu’à ce jour, empêchés d’y accéder.
Tel est le cadre dans lequel nous allons travailler.

EN COURS DE REDACTION

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Publié le 26 Octobre 2015

Activités multiples de l'ADIL en cet été 1949...dans la revue VIE LIBRE

Parmi les demoiselles d'honneur, Annie Girardot !

Parmi les demoiselles d'honneur, Annie Girardot !

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Rédigé par HODIE

Publié dans #VIE LIBRE, #1949, #Histoire, #Les miss, #Ile du Levant