Publié le 13 Septembre 2013
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Publié le 12 Septembre 2013
Publié le 8 Septembre 2013
Publié le 2 Juillet 2013
Publié le 29 Juin 2013
Publié le 25 Juin 2013
VIE LIBRE - Culturisme-Alpinisme-Naturisme-Ajisme
N°1 Avril 1947

Suite...
Des remous se font sentir de temps à autre sur cette côte Nord, et des courants tendent à vous écarter de la côte ; il faut pagayer surtout à droite. Enfin, j'arrive au rocher que surmontait autrefois le château-fort du pirate Barberousse ; le paysage sous-marin est merveilleux ; l'ancien port que j'examine en détail a été comblé par d'énormes rocs qu'il faut éliminer par la pensée, pour comprendre comment les anciens pirates barbaresques ont pu faire de cette crique minuscule et peu profonde, un port d'attache pour leurs rapines.
Je double le roc du Castellas qui, vu de face, offre l'aspect d'une tête de cheval, et après avoir salué la pointe Rousse, j'arrive à la Paille à 15h15, auprès du plus beau paysage sous-marin qu'il m'a donné de voir autour de l'île.
Baignade apéritive ; déjeuner ; eau de source. Vue merveilleuse du vallon de la Paille, rappelant l'Ayguade en plus sauvage et en plus grandiose ; les parois en sont aussi plus escarpées. Le chemin de terre qui y aboutit est impraticable depuis 1934, et encore à cette époque là, il fallait parfois ramper sous de grosses branches, et les sportifs qui se hasardaient à cette tentative revenaient couverts de sang. Actuellement, la plage est pleine de débris de toutes sortes, en majeure partie provenant de l'occupation allemande.
Nouveau départ, et après avoir doublé la pointe du Guier (pourquoi une pointe ? c'est un rocher très largement arrondi), j'arrive au Petit Avis à 16h15 ; plage de sable, assez rare à l'île, mais couverte de débris végétaux apportés par la mer, et entourée de fils de fer barbelés, on ne sait trop pourquoi ; d'après les uns, c'est parce que le terrain serait miné ; d'après les autres, il n'y aurait pas de mines, et s'il existe encore des barbelés, c'est parce que personne n'a eu le courage de les enlever. En tout cas, ce coin, autrefois abondamment garni de campeurs, est aujourd'hui désert.
Pour en terminer avec le tour de l'île, je pique en ligne droite sur le cap LAISSET, laissant à ma gauche, la pinède et la crique du Grand Avis, où se trouve l'embarcadère pour le Lavandou, l'ancien château du Comte de POURTALES, aujourd'hui en ruines, chaque année un peu plus démolies, puis les Pierres Plates ; enfin, je retrouve mon port d'attache, l'Ayguade, à 17h, nullement fatigué, tant le mouvement des bras est lent et régulier, après avoir parcouru 30 kilomètres sous un soleil brûlant, mais bienfaisant, avec le souvenir d'une promenade charmante et silencieuse, à travers des paysages de rêve. H.L.
Photos aériennes : S.M.
Publié le 24 Juin 2013
VIE LIBRE - Culturisme-Alpinisme-Naturisme-Ajisme
N°1 Avril 1947

Suite
Doublons plutôt la pointe du Liserot, ancienne cible pour les canons de la Marine ; et arrivons à la plage sablonneuse du Titan, la plus belle de l'île. Il est 10h30.
En même temps, arrivait, mais par la voie terrestre, une famille, le père avec son fusil de pêche, la mère et le petit garçon ; tous trois étaient partis d'HELIOPOLIS à 7 h, et j'avais fait le double de chemin ; vraiment, mon nouveau myen de transport est bon, et je n'étais nullement fatigué.
Le bruit avait couru que tout le sable du Titan avait servi au béton des postes de D.C.A. du plateau du Sémaphore. Faux bruits, car si je compare ce que je vois, avec mes souvenirs d'avant-guerre, je dois conclure que la quantité n'a pas diminué ; l'aspect général est tout à fait le même, et il faut croire que les nombreux oursins, hélas, sont eux aussi, à leur poste, guettant les pieds des imprudents.
Le temps était toujours merveilleux ; je décide de continuer ; je prends du large, et je vais carrèment en mer, laissant bien dérrière moi, l'emplacement de la Tour du Titan, dont on ne saura jamais si elle était sarrazine ou romaine, et plus loin, la pointe de l'Arète et son îlot rocheux. Je passe à environ 500 m, au sud du phare du Titan, qu'on appelle plus simplement le Phare, sans qu'un mouvement ou signal quelconque de la terrasse du phare décèle autre chose que la sieste réglementaire de ses occupants, et puisque je suis en forme, ou tout au moins surpris de la facilité du trajet, je pique délibérèment vers le large pour doubler le rocher de l'Esquillade ; de cette manière, j'aurai fait le complet périple de l'île du LEVANT et de ses dépendances.
Ce rocher se trouve à 1 900 mètres de la pointe du Phare ; l'absence de tout point de repère crée une illusion d'optique ; j'évaluai faussement sa distance à 500 m. ; cependant, j'arrivai facilement à sa hauteur ; ses rochers sont abrupts ; aucun atterrissage possible. De là, je me dirigeai à l'Ouest pour me rapprocher du rivage, avec des coups de pagaye instinctivement plus vigoureux, comme si le conducteur "sentait l'écurie".
J'entrevois la merveilleuse calanque du Phare, surmontée du Sémaphore ; je double la pointe de Calerousse et son îlot rocheux, la pointe de la Rovère, et j'aperçois droit devant moi, me barrant la route, l'éperon majestueux du Castellas. ..à suivre...
Publié le 23 Juin 2013
N°1 Avril 1947

Publié le 22 Juin 2013
VIE LIBRE - Culturisme-Alpinisme-Naturisme-Ajisme
N°1 Avril 1947
Les promenades terrestres ont leur charme, mais que dire d'une promenade marine ? Des horizons nouveaux vous apparaissent : sans risquer de se griffer au maquis, vous admirez les rochers sous un angle inconnu, parfois tombant à pic dans une mer bleu foncé, tantôt s'immergeant en pente douce et révélant des paysages sous-marins multicolores ; vous visitez des criques inaccessibles de l'intérieur ; vous croisez des bancs de poissons d'un merveilleux coloris : vous dérangez dans leur solitude de nombreux goélands. Un kayak est nécessaire pour cette exploration ; heureux sont les possesseurs de cet engin, car celui-ci à l'Ile du Levant double le plaisir des vacances. Celui qui nous occupe est un Hart monoplace bien stable, maniable et bien effilé.
Un matin de fin juillet 1946, la mer était "d'huile", comme disent les marins, le baromètre élevé, en somme belle journée en perspective, ciel, comme toujours en cette saison, invariablement bleu. Les préparatifs sont vite faits : une gamelle renfermant quelques fruits et légumes, une serviette contenant le pain, un quart en aluminium, le tout serré dans un filets à provisions, renfermant au dernier moment, les sandales, et noué à l'un des arceaux arrière du kayak : il faut tout prévoir, même un naufrage...
Départ de l'Ayguade à 8 heures ; le bateau fend les eaux avec souplesse et domine bientôt la tache verte, premier but des nageurs moyens ; on suit tout d'abord la côte tout près de la terre, parallèllement au sentier terrestre, combien tourmenté, qui aboutit à la plage des Grottes ; on remarque la Faille grand rocher brisé verticalement comme par un coup de hache, laissant une cavité dans laquelle les vagues pénètrent généralement avec grands effets d'écume ; mais aujourd'hui tout est calme ; c'est ensuite le vallon des Cascades du moins comme il a été nommé en cette année 1946, à la suite des pluies abondantes de juin ; le pin des Grottes, bien connu des campeurs, où déjà, quelques passionnés de la pêche au fusil se préparent à ce sport, puis c'est la grotte marine aux couleurs changeantes suivant l'heure, l'avancée rocheuse qui cache MAUPERTUIS, et qui, atteinte, dévoile ce fameux cap qu'on aperçoit que de la mer, ou de Port Cros... à suivre
Publié le 18 Juin 2013














