Articles avec #naturisme tag

Publié le 28 Décembre 2019

Merci à Michel Chapotin, président de l'O.S.T. France, Ordre de Service Théosophique de France.

Le NATURISME
Hélène  d’Héliopolis  -  Ile du Levant  (Var)

   Dans le thème que nous abordons, peut-être chercherez-vous le lien entre l'éducation, les savoirs et le naturisme ? Pourtant il s 'agit bien d'une forme d'éducation originale qui a été proposée dans d'autres pays bien avant la France : retour à l’état naturel présenté vers le 17ème siècle en se basant sur les travaux d'Hippocrate associés aux  idées de santé et de vie proche de la nature, avec une éthique respectueuse des autres et de leur environnement. Dans notre pays, deux médecins, les frères Durville, ont proposé le naturisme à des pionniers après la première guerre mondiale et tout particulièrement dans les années 30, en ce qui concerne la petite communauté de l’île du Levant que nous allons découvrir avec Hélène, fidèle du Levant et à ces pionniers originaux.

   J'ai eu la chance de recevoir une éducation ouverte aux idées nouvelles. Mon mari et moi étions souvent invités chez mes parents qui accueillaient de nombreux amis dont une demoiselle Madeleine que tout le monde appelait Ananda (mot sanskrit qui veut dire joie). Elle rayonnait naturellement. Elle travaillait à la Poste et avait des connaissances bien au-delà de son savoir professionnel.  Sans imposer ses idées, elle nous parlait du yoga, de la méditation qu'elle pratiquait régulièrement, ·de l’impermanence de toutes choses, de la réincarnation, du karma.
Elle était végétarienne et naturiste ce qui n'était pas banal a cette époque. Curieux, mon mari et moi l'avons interrogé sur le naturisme sans imaginer que nous allions un jour l’accompagner dans un centre naturiste en banlieue parisienne avant de devenir de vrais naturistes, après s'être baignés nus et s'être reposés simplement habillés par le soleil.

   Madeleine en 1974 - Coll. Michel Chapotin

   Ananda était propriétaire d'une petite maison dans I'île du Levant où elle passait toutes ses vacances et plus tard sa retraite. Elle nous la prêta pendant un mois d'août avec nos deux enfants et plus tard aussi. Quel bonheur ! Cela nous changeait de la vie parisienne même si l’île n'avait ni l'eau courante, ni I ‘électricité (elle l'aura en 1989). On s'éclairait à la lampe à pétrole, l'eau chaude provenait des seaux d'eau réchauffée au soleil et nous n'avions qu'un petit réchaud à gaz. Nous vivions une «  sobriété heureuse ».

  à suivre

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Rédigé par HODIE

Publié dans #Naturisme, #Ile du Levant, #Durville, #Chapotin, #Ananda

Publié le 23 Décembre 2019

Rédigé par HODIE

Publié dans #Histoire, #1934, #Ile du Levant, #Naturisme

Publié le 19 Décembre 2019

Gilbert vient de nous quitter ce 17 décembre 2019,
il venait d'avoir 98 ans.

Repose en paix Gilbert !

Photo de Muriel Vasseur

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Reçu d'Elvire Leblanc

La vie est mystérieuse.
La force de l’océan et la fragilité de la goutte d’eau. 
Et nous avons cela en chacun de nous. 
Je crois que c’est aussi cela qu’il nous a transmis. 
La fougue et la patience de la mer. 
Les gouttes d’eau se renouvellent à l’infini, sculptent avec une infinie douceur des volutes dans le granit le plus dur et retournent à l’océan.
L’eau, la mer, toujours présente, fidèle, jamais la même. 
Elle se pare de toutes les couleurs de l’aube au coucher du soleil. 
Parfois imprévisible, tantôt calme et dolente, tantôt joueuse, audacieuse, 
dangereuse, impérieuse, même voleuse (ne lui a t’elle pas arraché son plus beau catamaran ? )
Il l’aimait pour tout cela. 
Il lui a été fidèle depuis peut être 80 ans ?
Presque deux mois loin d’elle. Il en parlait si souvent. 
Il se languissait de la rejoindre ... et peut être aussi de retrouver son cher catamaran. 
Alors je lui souhaite un beau voyage, sur l’eau aimée, un départ paisible à l’aube d’autres horizons. 

Elvire Leblanc, l'une de ses cousines

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Rédigé par HODIE

Publié dans #La vie locale, #Gilbert Leblanc, #Naturisme, #Histoire, #Ile du Levant

Publié le 2 Novembre 2019

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Dans le guide naturiste de 1933

Source  : Gallica.bnf.fr

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Rédigé par HODIE

Publié dans #Guides, #1933, #Naturisme, #Ile du Levant, #Publicités

Publié le 17 Octobre 2019

Source : https://gallica.bnf.fr

 

 

Dans le Guide Naturiste de 1933 : la naturisme des Durville
Dans le Guide Naturiste de 1933 : la naturisme des Durville
Dans le Guide Naturiste de 1933 : la naturisme des Durville
Dans le Guide Naturiste de 1933 : la naturisme des Durville
Dans le Guide Naturiste de 1933 : la naturisme des Durville
Dans le Guide Naturiste de 1933 : la naturisme des Durville
Dans le Guide Naturiste de 1933 : la naturisme des Durville
Dans le Guide Naturiste de 1933 : la naturisme des Durville
Dans le Guide Naturiste de 1933 : la naturisme des Durville
Dans le Guide Naturiste de 1933 : la naturisme des Durville
Dans le Guide Naturiste de 1933 : la naturisme des Durville

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Rédigé par HODIE

Publié dans #Naturisme, #Ile du Levant, #Durville, #Guides, #Histoire, #1933

Publié le 10 Octobre 2019

En 1937, pas d'alcool, ni de cigarettes à Héliopolis !

PARIS-MIDI du 9 août 1937 - source gallica.bnf.fr

PARIS-MIDI du 9 août 1937 - source gallica.bnf.fr

Le paradis naturiste de la Riviera
Le paradis naturiste de la Riviera
Le paradis naturiste de la Riviera

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Rédigé par HODIE

Publié dans #Histoire, #Coupures de presse, #Ile du Levant, #1930-1939, #Naturisme

Publié le 4 Août 2019

Une traduction en provenance d'internet, très légèrement corrigée.

Merci à Gilles pour la transmission de cet article

Une île de la Méditerranée, une oasis naturiste en mer

Ils doivent faire confiance à leurs pensées, ils sont le début de l'action. Nos pensées étaient de rester en dehors de la vie de ville folle. De plus en plus ardents, nous nous sommes dit: allons un peu plus loin, pendant un moment, ailleurs. Passons à l’horizon pour voir si nous n’y étions jamais allés auparavant. Des amis nous ont dit qu’il fallait aller à l’île du Levant.
Le Levant est une île passionnée avec sa retraite, avec sa vie différente de la société actuelle que l'environnement a déjà détruite. Il est nécessaire de connaître le rapport avec la nudité de la population locale, sa tolérance et son rapport aux autres.

Nous nous sommes donc retrouvés sur cette île naturiste, complètement entourée par les eaux de notre Méditerranée, avec de l'escalade sportive et de belles descentes.
Que vous soyez employeur ou chômeur, hétérosexuel ou homosexuel, nous sommes unis, nous nous ressemblons, nous nous portons bien, nous sommes bien connectés, nous pouvons être nous. Nous ferons un bon voyage et nous pourrons retourner à la nature. Plein d'élan, nous avons navigué par un petit bateau depuis le Lavandou, sur la côte de l'autre côté de l'île et 35 minutes plus tard, nous sommes arrivés.
C'est ainsi que nous avons séjourné au domaine naturiste d'Héliopolis sur l'île du Le Levant. Cette île est située en Méditerranée, près du port de Toulon, à seulement 15 km de la ville de Hyères, en face de la ville du Lavandou. C'est un gros rocher de 8 km de long et 1 km de large.

Le Levant est le premier village naturiste de France fondé en 1932 par deux médecins, les frères Durville. Ils disaient que c'était très bon pour la santé de vivre dans la simplicité, dans la nature, habillés comme à notre arrivée au monde.

L'esprit des frères Durville est toujours là et la vie est toujours aussi simple : il n'y a pas d'éclairage public - l'électricité est apparue sur le Levant seulement en 1989 - de belles maisons, mais rien de luxueux, il n'y a pas de voiture, mais une navette entre le port et le village et celle de la police municipale de l'île, abondante mais libre dans la nature, quelques magasins, une chapelle, un petit hôtel de ville, des routes pavées, mais surtout des sentiers naturels, des rochers, une réserve naturelle et la mer aux eaux cristallines, des criques.

Le naturisme est libre partout sur l'île, sauf dans le port et dans les bâtiments publics où les couples sont recommandés pour les hommes et les femmes. La nudité est libre, mais pas obligatoire, c'est-à-dire que l'on peut s'habiller sans aucun problème: un naturiste ne poussera pas le non-naturel à la mer. La nudité est généralement nécessaire sur les plages et sur le sentier du littoral, mais personne ne sera obligé de nager.

Tout est fait pour le bien être au Levant. Tous ceux qui viennent doivent respecter le naturisme, les naturistes et tenter cette merveilleuse aventure libératrice qu'est la philosophie naturiste.

Le Levant est également l'un des plus beaux endroits d'Europe pour la plongée, la Gabinière, située dans le Parc national de Port Cros, où se rencontrent de nombreux poissons et de grandes espèces d'herbiers.
Toute l'île est considérée comme une zone exceptionnelle et sauvage. Cela est dû au très faible taux d'entrée sur le territoire en raison du statut militaire de la plus grande partie de l'île : 90% de l'île appartient à l'État français et est utilisée par les militaires.

Mais seuls quelques hauts grillages visibles sur l'île nous rappellent parfois que des soldats sont présents sur l'île. Lorsqu'on demande aux gens quelles sont les relations entre eux et l'armée, la réponse est qu'il n'y en a pas, tout le monde reste à la maison.

Tout cela nous convient très bien, nous sommes rapidement revenus à la nature et rapidement à la nature. Nous vivions chez des locaux et nous nous sentions vite chez nous. Gilles et Thierry nous ont accueillis très gentiment dans leur résidence nudiste de 6 studios meublés, nommés "Youkali". Ce mot est tiré d'une chanson paroles de Roger Fernay et musique de Kurt Weill évoquant une île de rêve inexistante et que l'on aime rechercher.

Yukali
C'est la terre de nos désirs
Yukali
c'est du bonheur, c'est un plaisir
Yukali
C'est le pays où nous lâchons tous les soucis
c'est, dans notre nuit, comme une lueur céleste
L'étoile que nous suivons
C'est Yukali, c'est Yukali, c'est Yukali

Gilles et Thierry veillent au bien-être de leurs résidents. Ils sont toujours disponibles et ils ont fait de cet endroit un nid verdoyant qui procure détente, repos et bonheur du moment. Ils vivent toute l'année dans cet endroit préservé, loin du bruit, de la pollution et du rythme de la vie urbaine. L'exode est un lot.
Nous les envions dans ce choix de vie, pour ce qu'ils sont, pour ce qu'ils font.

Nous avons dû refaire surface à nos vêtements après cette semaine de congé. Il est regrettable que nous ayons dû quitter Le Levant et retrouver la civilisation. Nous espérons y revenir régulièrement, mais les prévisions sont difficiles, surtout en ce qui concerne l'avenir.

Gilles et Thierry peuvent être contactés à l'adresse leyoukali@gmail.com ou www.leyoukali.fr


Marc Gallard (n ° 790, France)

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Rédigé par HODIE

Publié dans #Ile du Levant, #Naturisme, #Coupures de presse

Publié le 4 Août 2019

Insulo en Mediteraneo, naturisma oazo marmeze

Oni devas fidi siajn pensojn, ili estas la komenco de la ago. Niaj pensoj estis turnataj al la restado ekster la freneza urba vivo. Pli kaj pli sopirantaj, ni diris al ni mem: ni iru iom pli for, dum iom da tempo, aliloken. Ni iru trans la horizonto por vidi ĉu ni ne jam estis tie pli frue. Iuj amikoj diris al ni, vi devas iri al la insulo de Levant.
Le Levant estas pasia insulo kun sia izoliteco, kun sia vivo malsama de la nuna socio, kiun detruis jam la medio. Estas necese koni la rilaton kun la nudeco de loka loĝantaro, ilia toleremo kaj la rilato al la aliuloj.

Tiel ni troviĝis en ĉi tiu naturisma insulo, plene ĉirkaŭita de la akvo de nia Mediteraneo, kun sportaj grimpadoj kaj belaj malsupreniroj.
Ĉu vi estas mastrulo aŭ senlaborulo, aliseksema aŭ samseksema: ni kuniĝas, ni similas, ni bone fartas, ni bone interrilatas, ni povas esti ni. Ni havos belan vojaĝon kaj povas iri reen al la naturo. Plena de impeto, ni veturis per malgranda boato en Le Lavandou, ĉe la marbordo aliflanke de la insulo kaj 35 minutojn poste ni alvenis.
Jen kiel ni restadis en la naturisma ejo «Heliopolis» sur la insulo «Le Levant». Ĉi tiu insulo situas en Mediteraneo, Francio, proksime al la haveno Tulono (Toulon), nur 15 km-ojn de la urbo Hyères, fronte al urbeto Le Lavandou. Ĝi estas granda roko 8 km-ojn longa kaj 1 km-on larĝa.

La Levant estas la unua naturisma vilaĝo en Francio, fondita en 1932 de du kuracistoj, la Durville-fratoj. Ili diris, ke estas tre bone por sano vivi en simpleco, ene de la naturo, vestita kiel ni venis en la mondon.

La spirito de la fratoj Durville estas ankoraŭ ĉi tie kaj la vivo daŭre estas simpla: ne estas strata lumigado - elektro aperis sur Le Levant nur en 1989 - belaj domoj, sed nenio tro luksa, ne estas aŭtoj krom navetveturilo inter la marhaveno kaj la vilaĝo, kaj tiu de la urba policano de la insulo, abunda sed libera naturo, kelkaj butikoj, kapelo, malgranda urbodomo, pavumitaj vojoj, sed plejparte naturaj vojoj, rokoj, natura rezervo. Kaj la maro kun kristalpura akvo, krekoj.

Naturismo estas libera ĉie sur la insulo, escepte en la haveno kaj en publikaj konstruaĵoj, kie la pareon por viroj kaj virinoj oni rekomendas. Nudeco estas libera, sed ne devigata, tio estas, ke oni povas esti vestita, sen problemo: naturisto ne puŝos al la maro nenaturiston. Nudeco kutime necesas sur la plaĝoj kaj sur la marborda vojo, sed neniu estos devigita nudiĝi.

Ĉio estas farita por la bonfarto en Le Levant. Ĉiu, kiu venas, devas respekti naturismon, naturistojn kaj provi tiun mirindan liberigan aventuron, kiu estas la naturisma filozofio.

En Le Levant estas ankaŭ unu el la plej belaj lokoj de Eŭropo por subakviĝo, la Gabinière, situata en la Nacia Parko Port-Cros, kie oni renkontas multajn fiŝspecojn kaj grandajn marherbejojn.
La tuta insulo estas konsiderata kiel escepta kaj sovaĝa areo. Ĉi tio estas pro la tre malalta envenado en la teritorio pro la milita statuso de la plej granda parto de la insulo: 90% de la insulo apartenas al la franca ŝtato kaj estas uzita de militistoj. 

Sed nur kelkaj altaj dratretoj videblaj sur la insulo foje memorigas nin, ke soldatoj ĉeestas sur la insulo. Kiam oni demandas homojn, kiaj estas la rilatoj inter ili kaj la militistoj, la respondo estas, ke ne ekzistas, ĉiu restas en sia hejmo.

Ĉio ĉi tre bone taŭgas por ni, ni rapide revenis al la naturo kaj rapide revenis al la sovaĝa stato. Ni loĝis ĉe lokuloj kaj ni rapide sentis nin hejme. Gilles kaj Thierry bonvenigis nin tre simpatie en sia nudisma loĝejo de 6 meblitaj studioj, kies nomo estas "Youkali". Ĉi tiu vorto estas prenita de kanto (Vortoj de Roger Fernay, muziko de Kurt Weill), kiu elvokas revan insulon, kiu ne ekzistas kaj kiun oni ŝatas serĉi.

Yukali
Ĉi tiu estas la lando de niaj deziroj
Yukali
ĝi estas feliĉo, estas plezuro
Yukali
Ĉi tiu estas la lando, kie ni lasas ĉiujn maltrankvilojn
ĝi estas, en nia nokto, kiel ĉiela heliĝo
La stelo, kiun ni sekvas
Estas Yukali, ĝi estas Yukali, ĝi estas Yukali

Gilles kaj Thiery tre bone zorgas pri la bonfarto de iliaj loĝantoj. Ili estas ĉiam disponeblaj kaj ili igis ĉi tiun lokon ombra verda nesto, kiu donas malstreĉiĝon, ripoziĝon, feliĉon de la momento. Ili vivas dum la tuta jaro en ĉi tiu konservita loko, for de la bruo, la poluado kaj la ritmo de la urba vivo. La elmediigo estas tuta plena.
Ni envias ilin en ĉi tiu elekto de vivo, pro tio, kio ili estas, pro tio, kion ili faras.

Ni devis resurmeti niajn vestaĵojn post ĉi tiu liberaera semajno. Estas bedaŭrinde, ke ni devis forlasi Le Levant, kaj rekuniĝi kun la civilizo. Ni esperas reiri regule, sed la antaŭvidoj estas malfacilaj, precipe kiam temas pri la estonteco.

Gilles kaj Thierry povas esti kontaktitaj ĉe leyoukali@gmail.comwww.leyoukali.fr


Marc GALLARDO (N-ro 790, Francio)
 

 

La traduction à suivre à 10h00

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Rédigé par HODIE

Publié dans #Ile du Levant, #Naturisme, #Coupures de presse

Publié le 2 Août 2019

La croisière naturiste 2019 c'est le...

Des photos de 2017 de l'extrémité de l'île du Levant

Le phare du Titan

Le phare du Titan

La tourelle de l'Esquillade et le haut-fond de l'Esquilladon avec gabians et cormorans - Carte litoralle https://www.geoportail.gouv.fr/
La tourelle de l'Esquillade et le haut-fond de l'Esquilladon avec gabians et cormorans - Carte litoralle https://www.geoportail.gouv.fr/
La tourelle de l'Esquillade et le haut-fond de l'Esquilladon avec gabians et cormorans - Carte litoralle https://www.geoportail.gouv.fr/

La tourelle de l'Esquillade et le haut-fond de l'Esquilladon avec gabians et cormorans - Carte litoralle https://www.geoportail.gouv.fr/

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Rédigé par HODIE

Publié dans #Ile du Levant, #Des bateaux, #Naturisme, #Histoire

Publié le 26 Juillet 2019

Le président du Salon d'Automne de Lyon, M. Paul Creyssel, député de la Loire, avocat, a écrit dernièrement en tête du catalogue de ce salon, un "dialogue sur le Naturisme' dans lequel il a rassemblé les impressions qu'il a rapportées de sa visite à l'île du Levant.

Nous sommes heureux de reproduire ces belles pages d'un écrivain et poète de talent.

Revue NATURISME n°234 du 15 décembre 1932

Éryximaque ; (médecin dont le nom signifie : celui qui combat le hoquet) fils d'Acoumène (médecin comme lui) : érudit et pédant, organisateur du tour d'éloges d'Éros dans Le Banquet de Platon

Asclépiade : Nom de plusieurs philosophe de l'époque de Platon

Asclépiade :  Me trompé-je Eryximaque ? Est-ce toi-même ou ton fantôme que j'aperçois sur ce rivage ? Homme disert en tous sujets, comme te voilà séparé des fumées et des brumes qui cachent le ciel aux regards de ta ville et pèsent sur son âmes ! As-tu pour toujours renoncé aux batailles très peu sanglantes du Tribunal et de la Pnyx ? Ne regrettes-tu pas ces assemblées où les belles attentives apprennent à parler des poètes et parfois à les lire ? Mais quoi ! L'accident d'un naufrage t'aurait-il je té malgré toi en ce royaume pur des cigales ? Ulysse touchant la terre des Phéaciens était moins nu que toi, sous sa tunique de feuillage ; quelques fils de laine tissés suffisent à ta stricte pudeur et tu n'empruntes rien des arbres, même pas leur ombre, si j'en juge sur la couleur presque éthiopienne de ta peau !

Eryximaque : Asclépiade, c'est moi. Les vents m'ont porté ici de mon gré. J'ai pour un temps renoncé à la rumeur et aux combats des hommes et si je me vêts seulement d'air et de rayons, c'est pour suivre, avec mon goût, l'usage de cette île.

Asclépiade : Quelle nation l'habite et la cultive ?

Eryximaque : Ceux qui l'habitent ne la cultivent pas. La charrue leur est inutile autant que les métiers à tisser. Semblables aux immortels, en attendant l'inéluctable ciseau de la Parque, ils coulent des jours oisifs. Mais alors que les Olympiens, mollement étendus sur un fil de nuages, se réjouissent de nectar, d'ambroisie, d'immobilité, le peuple naturiste, entre deux repas de racines, se grise de mouvements régiés. Si tu gravis cette éminence...

Asclépiade : Par delà ce temple ruiné ?

Eryximaque : Non, du côté où le soleil se lève. Si donc tu gagnes, par ce sentier de marbre, entre les cistes et les pins, le plateau d'Héliopolis, tu les verras s'accroupir et se lever trente fois ; puis, placés sur le dos, mouvoir leurs jambes comme des insectes embarrassés, courir sans but, saluer la haute mer, se prosterner vers la terre, sauter sur l'un et l'autre pied, s'agiter enfin de toutes manières, en cadence, le plus sérieusement du monde.

Asclépiade : Vénèrent-ils nos Dieux ?

Eryximaque : Leur dieu est le soleil. S'ils ne rôtissent pas la chair des bœufs, ils se rôtissent eux-mêmes, oints d'huiles et de graisses, tout le long du jour. Regarde cet éphèbe assis...

Asclépiade : Il contemple ses cuisses avec mélancolie.

Eryximaque : C'est qu'il les trouve encore trop crues et d'une blancheur dégoûtante. Mais cette vierge qui descend en entrant vers la mer peut aller fièrement parmi ses compagnes. Les dures caresses du dieu l'ont rendue toute pareille aux filles de la nuit.

Asclépiade : Quelle ferme allure ! Elle s'avance, farouche, comme un guerrier qui danserait nu la pyrrhique, plus comparable à Diane qu'à Cypris la timide. Ses seins dardés semblent peints plutôt que voilés par le fin tissu qui les signale et signale aussi des appâts plus secrets.

Eryximaque : Mais dis-moi, Asclépiade ..

Asclépiade : Quoi donc ?

Eryximaque : Ces étoffes aux plis nombreux dont s'enveloppent les athéniennes, sont-elles pour les garder du froid ou de nos regards trop brûlants ?

Asclépiade : Du froid l'hiver, mais en toutes saisons de nos regards.

Eryximaque : Craignent-elles de nous déplaire ou au contraire de nous plaire ?

Asclépiade :  L'un et l'autre, Eryximaque, presque également. Ce n'est pas qu'elles veulent dissimuler une taille trop lourde, une gorge chancelante, une peau rugueuse ou des rides qu'elles ne voient plus à force d'interroger leur miroir. Mails leur complaisance à se rassurer sur leurs propres charmes ne les abuse pas sur notre constance. Elles savent, ou devinent bien vite, que la durée de nos attachements, comme la force de nos désirs, prennent leur source moins dans la beauté toute simple et découverte que dans la longue attente d'une perfection imaginée, en partie dérobée, tendrement refusée.

Eryximaque : O, le plus subtil et le moins indulgent des hommes, tu décris comme il faut les artifices que Cypris inspire à ses filles. Mais tu sembles ne pas connaître ou tu négliges une sorte de sentiment, souvent feint, plus souvent naturel, qui se voit aussi bien chez les Barbares que chez les Grecques policées, que l'expérience et les raffinements de l'amour conduisent à dépouiller et à simuler tout ensemble. Je veux dire , Asclépiade, cette crainte de ce que le cœur souhaite, un recul involontaire devant les deux périls où déjà nous jettent les sens, une rougeur sans cause, et cette fuite haletante des nymphes et des cavales. Mais, plus savantes que les nymphes, les vierges se réfugient dans leurs tuniques.

Asclépiade : Parfait, Eryximaque, et j'admire cette pudeur qui refuse de prononcer le mot pudeur. Oui, je consens que la pudeur, comme la coquetterie, ait fait imaginer, puis garder l'usage du vêtement. On y peut trouver d'autres causes : jalousie des maris, prudence des mères, vergogne des vieillards dont la vigueur décline dans moment où leur patience les arendus maîtres des cités, vanité des riches qui peuvent plus facilement orner leurs habits que redresser leur corps, enfin l'intérêt vigilant des tisserands, plus occupés de vendre que de penser. Mais toutes ces causes secondes ne semblent guère mériter de retenir un philosophe, étant de nature accidentelle et sordide. Que le politique s'occupe de préserver les familles, de conserver l'autorité des vieillards et l'éclat des riches, de ménager la colère des marchands ! Sur cette île de lumière, devant la plaine liquide, seuls et nus comme aux premiers jours, dis-moi Eryximaque, homme pur, homme délié, dis-moi, et que tes propos en bel ordre plaisent à mon oreille autant qu'à ma raison, dis-moi...

Eryximaque : Quoi donc, enfin ?

Asclépiade : Dis-moi -- et contiens d'abord ton impatience si tu veux produire un discours médité -- dis-moi qui tu approuves, des naturistes ou des Athéniens ?

Eryximaque : Regarde, elle sort du bain. Son corps polis ruisselle de lumière et répond aussi à la brise qui la sèche et la parfume, sans obtenir d'elle un frisson. Elle se balance dans l'eau comme un jeune pin, elle s'unit à la terre comme une colonne bien faite et sa présence s'accorde à la forêt, à la colline, ainsi qu'un temple au promontoire qu'il anime.

Asclépiade : Quelle ardeur !

Eryximaque : Détrompes-toi, Asclépiade. La parfaite vierge qui va disparaître au tournant spécieux du sentier ne m'inspire aucun désir de me jeter à sa suite. Si j'entends un bon acteur chanter les vers d'Euripide, la qualité de la voix, la pertinence des mots, l'heureuse proportion des parties, le progrès réglé de l'action, tout conspire à calmer mon cœur et compenser pour ainsi dire les malheurs touchants d'Andromaque. Cette harmonie, née d'une foule d'accords, plutôt éprouvée que discernée, cette harmonie apaisante qui se dégage des belles œuvres, j'en ressens ici le bienfait,non parce que cette vierge est belle ou parait innocente, mais parce que rien ne la détache de la divine nature à laquelle l'unissent au contraire sa volonté, ses gestes, son hâle, sa nudité.

Asclépiade : Evohé pour la vertu, mais l'amour ?

Eryximaque : L'amour, Asclépiade, trouvera son moment. Il fondera son triomphe sur d'autres harmonies, non moins naturelles. Lui-même apparaîtra dépourvu d'artifices, terrible, et délicieusement nu, sans que l'annoncent ou l'évincent les fantômes décevants que notre faux art de vivre lui substitue tant de fois.

Asclépiade : Ne crains-tu pas, Eryximaque, si les mœurs de cette île s'étendaient à tous les humains, que l'empire de la tête finisse par céder à l'empire du corps ? Tous ces êtres, occupés de leurs membres, à peine voyons-nous leurs visages. Pensent-ils ? Je ne sais. Mais si apparaissait au milieu d'eux quelque Anaxagore boiteux, quelque Socrate bossu, sans doute le mérpiseraient-ils pour suivre les mouvement d'un bel athlète. Tu l'as certainement remarqué, Eryximaque, le vêtement dégage de l'homme et offre presque seule à la lumière la partie qui pense et qui exprime la pensée. Des grands hommes, nous ne connaissons que le front, les yeux, la bouche, et je parle même de ceux qui par la fatigue de leur crps ont conquis des royaumes. A mesure que la force cède aux puissances de l'esprit, nous voyons les étoffes recouvrir cette chair secondaire et seule demeure une tête que l'assentiment des hommes tient heureusement pour noble.

Eryximaque : Les dangers que tu redoutes me semblent, sinon tout chimériques, du moins poussés à l'excès par l'entrainement de ton discours. Si les Grecs, et même des peuples plus rudes, accordent à la tête une prééminence qui pourrait quelque jour devenir excessive, ce n'est point parce que le corps disparaît sous des voiles, c'est parce que la tête parle, même dans le silence de la voix. Et j'entends bien que le corps dispose aussi d'un langage, ainsi qu'il de voit par les danseurs. Mais ce langage, tout poétique, communique des états de l'âme, éveille des sentiments, suggère au hasard des images plutôt qu'il ne propose des idées. Il ajoute à nos délices, il ne sert pas à nos travaux.
La tête, maîtresse du langage articulé, a seule le pouvoir de transmettre vite et clairement ces idées, figures des choses absentes, équivalences commodes de l'univers. Les mots, esclaves prompts, sinon très fidèles, lient les volontés, ordonnent les cités, bâtissent les maisons, manient les armées, enseignent les peuples, multiplient la force d'un sage par le grand nombre des bras et remportent mille victoires sur ce fléau de l'homme : l'oubli.

Asclépiade : Ce que tu expliques avec éloquence me semble se résumer dans cette proposition : le verbe est la seule expression de l'intelligence.

Eryximaque : Tu dis bien, et la tête est la source du verbe d'où il suit que ton visage, même silencieux, même si d'aventure tu parvenais à suspendre ces muettes contractions des lèvres, ces éclairs des yeux, ces frémissements du nez et des joues qui sont comme la suite et le prolongement des paroles, ton visage, même devenu stupide et fît-il posé sur le corps nu de Pâris, appellerait encore la préférence de nos regards. Ce n'est pas parce qu'il est seul nu qu'il règne, c'est parce qu'il règne que nous le laissons nu et vêtons le corps. Mais un visage couvert ne cesserait pas de régner sur un corps nu.

Asclépiade : A l'inverse, Eryximaque, songe à tout ce dont nous prive un corps vêtu et partant négligé. Ses disgrâces dissimulées, ventre lourd, membres débiles, nous semblent plus facilement supportables. La paresse, fille de l'impotence, ajoute à l'impotence qui engendre la difformité. Nous tendons à devenir de pures intelligences immobiles. Et notre peau craintive oublie les rayons et le vent. Ainsi perdons-nous deux vertus, le mouvement et le tact, par quoi les animaux eux-mêmes acquièrent une sorte de science et goûtent cent sortes de plaisirs. Cet âge d'or que tous les mortels regrettent, sais-tu comme je l'imagine ?

Eryximaque : Non, mais je vais l'apprendre, s'il te plait.

Asclépiade : Eh bien, garde-toi de croire que ces délices des premiers temps naissaient de la profusion des richesses et de désirs sans fin indéfiniment comblés ou d'une curiosité toujours renaissante rt satisfaite..L'homme vivait alors dans cette union parfaite avec la nature qui donne la paix de l'âme. Libre d'inquiétude  et pauvre de savoir, sans désir, sans orgueil, sans curiosité, sans passion : il jouissait naïvement des fruits de la terre, du soleil, de l'air, de l'eau, de sa vie même enfin, mêlée à la vie universelle. Il n'avait pas encore entrepris de d'isoler par des vêtements, par des murs, et de corriger l'ordre du monde suivant l'ordre de son esprit. Il demeurait heureusement dépourvu de cette connaissance et de cette puissance dont nous sommes tout fiers et tout meurtris.

Eryximaque : Tu me laisses, Asclépiade, incertain du vrai et du faux. Comment trancher, avant que le soleil décline, un problème si difficile ? Pour moi, je renonce à savoir s'il convient que les hommes s'exposent à souffrir pour s'égaler aux dieux ou retrouvent le secret de la félicité innocente des bêtes. Je vais au bain.

Asclépiade : C'est me répondre par un acte.

Eryximaque : Non, car les dieux se baignent aussi souvent que les bêtes. Viens-tu ?

Asclépiade : Je te suis.

Paul Creyssel

 

 

 

 

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Rédigé par HODIE

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