Publié le 23 Janvier 2011
Articles avec #la faune tag
Publié le 17 Janvier 2011
Extraits d'une revue de l'Association Naturiste des Amis de l'Ile du Levant ADIL des années 50
article de Lucien BERLAND
On s'est ému parfois de trouver de petits scorpions dans divers endroits de l'île ; ils ne sont pas rares, en effet, dans les environs des Grottes, où on les voit en soulevant des pierres.
L'île est réputée ne pas contenir d'animal dangereux. Serait-ce inexact ?
Le nom scientifique du petit animal levantin est Euscorpius flavicaudis ; c'est le scorpion à queue jaune ou scorpion à pattes jaunes qui mesure 3 à 4 centimètres.
Il se trouve sur tout le pourtour de la Méditerranée, des Pyrénées aux Alpes, et il existe aussi en Corse.
Le petit scorpion noir est tout à fait inoffensif.
L'activité du venin, chez les scorpions comme chez les serpents, est très variable, et sa virulence est une propriété de telle espèce de scorpion et n'a aucun rapport avec la taille. On peut affirmer que la piqûre de celui-ci est insignifiante : à peine la piqûre d'une épingle, et bien moins que celle d'une guêpe ou d'une abeille.
Il n'en est pas de même pour le grand scorpion jaune entièrement d'un jaune clair (Buthus occitanus), commun dans la basse vallée du Rhône et à l'ouest jusqu'en Espagne, mais qui devient rare vers l'est, et n'est pas passé en Corse, ni heureusement aux îles d'Hyères. Le venin de ce scorpion jaune est très actif, et cause des accidents assez sérieux, sans toutefois être mortels.
Les scorpions sont ovovivipares ; la mère pond des œufs contenant des petits entièrement développés, qui se libèrent de leur enveloppe et grimpent immédiatement sur le dos de la mère où ils restent plusieurs semaines. Tout jeunes, ils sont de couleur pâle et ne deviennent noirs que plus tard ; aussi est-ce un spectacle curieux de voir ces petits, au nombre de 20 à 30, sur le dos de la scorpionne, leur couleur pâle tranchant sur le noir profond de la mère.
Publié le 2 Janvier 2011
Publié le 24 Décembre 2010
Le 9 juillet 1963, Etienne Lambaere, un des gardiens du phare du Titan, à l’extrémité nord-est de l'Ile du Levant, chassait par 5 m de profondeur, lorsqu'il rencontra, pour la première fois de sa vie, un poisson étrange, long ruban de 2 m 10. Il n'était pas très vigoureux, un peu penché sur le flanc ; un moribond ou un malade remonté en surface (très calme et très chaude), mais manifestement un poisson de grande profondeur. Méfiant devant l'inconnu, réaction normale et justifiable, Etienne Lambaere lui tira une flèche dans la tête, alors qu'il aurait pu (s'il avait su) le prendre à la main et vivant.
C'était un des exemplaires, rarissimes (une centaine seulement ont été rencontrés dans les temps modernes, cinq ou six conservés), du Regalecus Glesne, le régalec, ou « roi des harengs »(censé précéder les bancs de harengs). La tête ornée de nombreuses aigrettes rouges, deux palettes natatoires au bout de deux rayons durs sous la tête, cet être, énigmatique avait les flancs et tout le corps comme « laqué d'argent », avec des tâches sombres régulièrement espacéessur toute la surface de ses flancs.
Il fut conservé dans l'eau de mer formolée à 5 %, qui ne préserva pas longtemps l'auréole de feu au-dessus de la tête ni la laque d'argent des flancs.
Quelques jours auparavant (publié le 3 juillet), un pêcheur du Sausset prenait un trachyptère de 70 cm : ruban plus large, mais argenté, marqué des mêmes taches sombres, tête très semblable. Le trachyptère est-il le petit, la larve, l'autre sexe, du régaléc ? On se le demande encore.
En tous cas, c'est un des êtres qui contribuent à alimenter le dossier du « serpent de mer », que Bernard Heuvelmans* achevait de rédiger, en ce même été, à l’île du Levant.
F. TANAZACQ
* en savoir plus : http://cryptozoo.pagesperso-orange.fr/personalia/heuvelmans.htm
Publié le 21 Décembre 2010
Publié le 11 Décembre 2010
Publié le 20 Novembre 2010
Publié le 19 Novembre 2010
Publié le 13 Novembre 2010
Publié le 12 Novembre 2010




