En 1960, des ânes au Levant

Publié le 4 Septembre 2026

Revue FKK Coll. personnelle
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Sources : Archives Municipales Hyères 3D20 n° 7-3

En mai 1960, l'introduction de deux ânes sur l'île du Levant provoque des tensions de voisinage et déclenche une procédure administrative rapide pour interdire leur circulation sur les corniches.


1. L'arrivée des animaux et leur propriétaire

    L'introduction des ânes : En mai 1960, deux ânes (aussi qualifiés de « bourricots ») sont débarqués au village d'Héliopolis sur l'île du Levant.
    Le but supposé : Selon la rumeur publique, ces bêtes auraient été apportées pour le compte d'un marchand de glaces, alors même que le Cahier des Charges du Syndicat interdit les commerces ambulants.
    Le propriétaire : Les bêtes appartiennent à un habitant de l'île du Levant, Monsieur Maurice Pascalini.

2. Les nuisances et craintes sanitaires signalées

    Divagation publique : Les animaux sont laissés libres de déambuler sur la voie publique et empruntent les chemins d'Héliopolis.
    Dégâts environnementaux : En divaguant, les ânes broutent les jeunes pousses des arbres et des plantes, ce qui provoque déjà des réclamations de la part de plusieurs propriétaires de l'île.
    Risques pour la salubrité et la santé : Le Syndicat d'Administration d'Héliopolis s'inquiète des crottins laissés par les animaux sur la voie publique. Ces déjections attirent les mouches et présentent surtout un risque de propagation du microbe du tétanos, une menace jugée d'autant plus grave que de nombreux habitants et visiteurs marchent nu-pieds sur l'île.

3. L'escalade des démarches administratives
La réaction des autorités locales et des représentants de l'île s'organise en seulement quelques jours :

    Le 11 mai 1960 : J. Viale, l'adjoint spécial de l'île du Levant, adresse un premier courrier au Maire d'Hyères pour lui signaler que les animaux circulent sur la voie publique et demande d'interdire l'accès des chemins d'Héliopolis aux ânes avant que de « mauvaises habitudes soient prises ».
    Le 12 mai 1960 : Le Maire d'Hyères répond à son adjoint qu'il refuse la présence de ces animaux sur les voies publiques. Il précise que si les ânes peuvent être tolérés au sein des propriétés privées, ils ne peuvent pas être admis sur les chemins publics, et demande à l'adjoint d'inviter officiellement le propriétaire à interdire leur circulation.
    Le 13 mai 1960 : Le Syndicat d'Administration d'Héliopolis écrit directement au Maire d'Hyères (sous couvert de l'adjoint spécial). Il sollicite formellement la promulgation d'un arrêté municipal pour interdire totalement ces animaux sur l'île du Levant.
    Le 16 mai 1960 : Constatant que ses craintes initiales se confirment, l'adjoint spécial J. Viale transmet la demande du Syndicat des Propriétaires au Maire d'Hyères. Il y joint un avis très favorable, insistant auprès du maire pour obtenir l'évacuation définitive des animaux de l'île.

Rédigé par HODIE

Publié dans #ânes, #Archives municipales, #Ile du Levant, #La faune, #Revue FKK, #1960

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