le phare du Titan (1)

Publié le 8 Septembre 2011

Construit en 1837, en même temps que celui de Porquerolles, le phare du Titan a été amélioré à différentes reprises :
- 15 juillet 1837 : feu fixe blanc sur une tour carrée et soubassement de 12m de hauteur, 
feu fixe blanc de 3ème ordre dioptrique. optique de focale 0,50 m. Combustible : huile végétale.
- vers 1875 : combustible huile minérale
- 11 juin 1893 : feu à éclat blanc toutes les 5 secondes sur une nouvelle tour ronde relié au corps de logis surmonté de la tour carrée.feu à 1 éclat blanc toutes les 5 secondes. Lentille de 0,50 m de focale. Lentille de 4 panneaux au 1/4. Installation d'une cuve à mercure (6 litres
- en 1906, le brûleur à mèche a été remplacé par un bruleur à incandescence par la vapeur du pétrole sous pression. Son feu est à éclats réguliers toutes les cinq secondes. Sa puissance lumineuse actuelle est de 8 000 becs Carcel et sa portée de 32 milles.
- 1964 : électrification
- 8 mars 1984 : automatisation 

Le phare a été abîmé lors de la seconde guerre mondiale. Il a été réparé en 1948 puis restauré en 1996.

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Revue Naturisme 1935

 

 

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La tour en réfection / Le groupe électrogène de secours

 

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1er phare : 1837 Hauteur au dessus de la mer : 75 m.Taille générale : 12 m.

2e phare : 1893 Hauteur au dessus de la mer : 73,20 m. Taille générale : 10,23 m. Hauteur de la focale : 7,10 m. Tour cylindrique légèrement conique adossée à un bâtiment carré surmonté par une tour carrée en maçonnerie de pierres lisses avec corniches de pierres apparentes et toiture en tuiles arrondies.
Etat actuel : Lanterne en cuivre repoussé Ø 3,20 m de 2 niveaux de vitrage sur murette maçonnée. Optique de 0,50 m de focale à 4 panneaux au 1/4. Cuve à mercure. Lampe halo 1000w. Feu blanc à 1 éclat 5 sec. Portée 26 milles.

Un chemin, maçonné dans la falaise, descend par de nombreux lacets au port minuscule où vient atterrir la chaloupe des Ponts et Chaussées.

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vue du chemin dans la falaise

 

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vue vers l'est du phare et de ses dépendances

 

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vue vers le sud du phare 

 

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Le logement désaffecté des gardiens 

Sources

http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr (Inventaire général du patrimoine culturel)

http://phares-de-france.pagesperso-orange.fr/phare/titan.html

 

 

Histoires

Extrait de l'ouvrage de Claude Gritti "Des Maures aus Iles d'Or", chronique historique, sociologique et toponymique. Auteur-Editeur 1989 

" Les mouvements de navire étant en augmentation permanente; les autorités durent prévenir les naufrages en organisant la navigation de nuit.
A cet effet, ils prirent la décision, en août 1835, de construire le phare de l'île du Levant. M. le préfet du var fut chargé de prendre contact avec le sieur Jean-François Gazzino et de convenir de la désignation d'un expert pour déterminer l'évaluation des terrains.
L'île ne disposant d'aucune main-d'oeuvre, il fallut emmener du continent la maîtrise, les ouvriers et le matériel. Un chemin d'accès fut aménagé à partir de la calanque du Titou, jusqu'à l'emplacement choisi pour le phare. Les matériaux débarqués étaient transportés par des charrettes jusqu'au sommet du Titan. Dès que le chantier fut approvisionné, les travaux de construction commencèrent.
Pendant la période des travaux, le sieur Gazzano connut quelques problèmes, un jugement du tribunal civil de Marseille rendu le 3 juillet 1838 lui en avait retiré la propriéte. Malgré cela, il se considérait toujours comme vendeur des terrains du phare, la convention qu'il avait signé avec M. le préfet du Var en août 1835 restait toujours valable. Le 31 juin 1839, sans nouvelle de l'expertise convenue, il en réclama l'estimation, l'époque et le lieu où il devait se rendre pour toucher le montant. Les choses traînèrent jusqu'en 1841, la vente des terrains du phare et du chemin fut signée par le nouveau propriétaire M. de Retz, moyennant un intérêt de 5% pour la période allant d'août 1835 à août 1840 exigé par M. Gazzano.
Le rapport d'estime (sic) des terrains du phare et du chemin allant jusqu'à la plage du Titou fut établi le 30 août 1837 à l'île du Levant par M. Aubet Bruno, propriétaire à Bormes, 
et contresigné par M. Montanard, maire de Bormes le 9 novembre 1837. La transaction s'établit ainsi : rstimation 312,91 francs, intérêts 78,23 francs, total = 391,14 francs.
Le phare du Titan fut mis en service en 1841."

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Au phare du Titan, Léon Guérin né le 14 septembre 1873, décède le 10 février 1908 en chutant dans la citerne. http://danis-assy.blogspot.com/2008/03/des-chutes-mortelles.html

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Extrait de l'article " Les phares des îles pendant la dernière guerre" de Vincent BOREL paru dans Nice-Matin du 8 août 2000.  Auteur de l'ouvrage "Hyères et sa région pendant la guerre 1939-1945

"...A l'autre extrémité, à l'île du Levant, le problème était d'un autre ordre. Pour les Alliés, cette île avait une grande importance stratégique. On pensait, en effet, que les Allemands y avaient construit un ensemble de batteries de canon capables de menacer tout le périmètre des plages de débarquement de Cavalaire.
Le phare était bien entendu occupé lui aussi. Deux couples de français en assuraient l'entretien : M. et Mme Amiel secondés par M. et Mme Onorati.
Ils subirent donc  les violents bombardements décidés par les Alliès pour protéger les débarquements de commandos américano-canadiens qui allaient prendre pied sur l'île, près du phare du Titan.
Mais le 13 août, François Onorati n'avait qu'une hâte : quitter l'île avec sa femme et rejoindre la résistance locale, au Lavandou. Il eût la chance de voir un pêcheur dans les parages de l'île qui accepta de les prendre en charge.
M. et Mme Amiel n'eurent pas cette chance et trs choqués par les intenses bombardements qu'ils eurent à subir du 13 au 15 août, il furent internés, après la Libération, à l'hôpital psychiatrique de Pierrefeu..."

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Extrait de ILE DU LEVANT, Organe officiel de l'Association naturiste des Amis de l'Ile du Levant, 1er trimestre 1957 n°13

Un accident au phare  (en page 15)

La presse quotidienne a annoncé que M. Bailly, gardien au phare du Titant, bien connu des habitués de l'île du Levant, a fait, le 17 mars, une chute de plus de 20 mètres du haut de la falaise. Il a été tué sur le coup.
L'enquête a permis d'établir que M. Bailly, qui était chaussé de pantoufles -on en a retrouvé une en haut de la falaise- a glissé sur les rochers, ce qui a provoqué sa chute.
La Revue de l'Ile du Levant présente ses condoléances émues à la famille de M. Bailly.

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Une curiosité, le phare du Titan en résine

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Rédigé par HODIE

Publié dans #Ile du Levant

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