LES ILES D'OR, un poème de Ludovic-Léon REGNIER

Publié le 14 Mars 2020

Tels de clairs diamants jetés sur une moire,
Tels de lourds galiens ou d'immenses brûlots,
Tels des monstres marins accroupis sur les flots,
Iles, vous scintillez sous un soleil de gloire,

Et l'onde rend pour vous moins tristes ses sanglots,
Durant les jours d'hivers où, mugissante et noire,
Elle vous assaillit, les jours où j'ai pu croire
Qu'elle vous submergeait ainsi que des îlots.

Mais, lorsque le mistral a dissipé l'orage,
Et qu'au sein des flots purs, complices du mirage,
Chacun de vos rochers retrouve son pareil.

Vous me semblez encore, ô mes îles chéries,
Que je chante aujourd'hui comme autant de patries,
Plus belles, s'il se peut, dans l'horizon vermeil.

Ludovic-Léon REGNIER

  Revue Le Feu n°9 de mai 1926
Source : https://bibliotheque-numerique.citedulivre-aix.com/


 

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